Nouveaux arrivages de livres usagés (mise à jour du 19 février)

Nous publions les titres les plus intéressants parmi les livres usagés que nous recevons à chaque semaine. Ces livres sont disponibles en un seul exemplaire.

Étant donné leur bas prix, ils risquent de partir vite. Vous pouvez nous appelez pour demander une mise de côté valide pour une période d’une semaine (pour plus de détails lire ici). Si vous pensez passer à la librairie sans avoir demandé de mise de côté, appelez avant à la librairie pour vous assurer que le livre que vous désirez est toujours disponible : (514) 313-3489.


L’ordre moins le pouvoir
Normand Baillargeon
Agone, 2001
6$, section «ABC de l’anarchisme»

Le Mexique insurgé
John Reed
François Maspero, 1975
7$, section «Amérique latine»

Mémoires de Géronimo
Petite collection Maspero, 1972
5$, section «Autochtones»

De la désobéissance
Erich Fromm
Robert Laffont, 1983
4$, section «Freudo-marxisme»

La tentation insurectionniste
J. Wajnsztejn  & C. Gzavier
Acratie, 2012
6$, section «Marxisme libertaire»
The Transition Handbook
Rob Hopkins
Chelsea Green, 2008
8$, section «DIY»

Kafka’s Prayer
Paul Goodman
Hillstone, 1976
6$, section «Anarchisme contemporain»

The Collected Shorter Poems of Kenneth Rexroth
1966
5$, section «Poésie anarchiste»
Discours de la servitude volontaire
Étienne De La Boétie
Éditions Le Griffon d’argile, 1985
5$, section «Classiques anarchistes»

ZAMI: A New Spelling of My Name
Audre Lorde
The Crossing Press, 1982
5$, section «Féminisme»

Voir les livres usagés arrivés précédemment…

Continuer la lecture

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Nouveautés 27 janvier 2015

Bakounine
Entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme

de Maurizio Antonioli
114 p. – 15 x 21 cm. –
Éditions Noir et rouge
$18

« Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme », de Maurizio Antonioli, fut écrit à l’occasion du colloque international d’études bakouniniennes qui célébrait le centenaire de la mort de Michel Bakounine, à Venise du 24 au 26 septembre 1976. Le texte de Maurizio Antonioli présente l’intérêt décisif d’aborder les problèmes qui se posèrent aux militants qui se réclamaient, au début du XXe siècle, de la postérité de l’AIT, de la Fédération jurassienne et du révolutionnaire russe. Il fait le point sur le débat opposant partisans du syndicalisme révolutionnaire et défenseurs de l’organisation politique.

 

Actualité de Bakounine 1814-2014

Ouvrage collectif
160 p. – 14 x 21 cm
Éditions du Monde libertaire
$14

Au sommaire, textes de Frank Mintz (« Bakounine et notre militantisme »), René Berthier (« Théorie politique et méthode d’analyse dans la pensée de Bakounine »), Maurizio Antonioli (« Bakounine syndicaliste ? Une ‘‘vieille’’ polémique toujours actuelle »), Gaetano Manfredonia ( « Bakounine en Italie (1864-1867) : révolution sociale ou  révolution nationale ? »), Jean-Christophe Angaut (« Bakounine contre Dieu, religion et antithéologisme »), Philippe Corcuff (« Sentiers d’une philosophie politique de la liberté et de l’égalité »), Philippe Pelletier (« Bakounine géopolitique, esquisse »).

 

Aymare 1939-1967
Une collectivité anarchosyndicaliste espagnole dans le Lot

de Olivier Hiard
176 p. – 14 x 21 cm –
Éditions libertaires (les)
$17
En 1939, nombreux sont les Républicains espagnols à rejoindre la France, fuyant la guerre et le fascisme après la chute de Barcelone. Accueillis dans des camps de fortune à l’hygiène déplorable et aux conditions de vie précaire, ils s’organisent pour survivre. Parmi ces républicains, des anarchosyndicalistes de la 26e division (ex-colonne Durruti) vont être exfiltrés de ces camps pour rejoindre le Lot. Ils vont être accueillis dans la propriété de Maître Berthon, avocat et ancien député de la Seine. Cette propriété, qui porte le nom d’Aymare, située en Haute-Bouriane, est vendue au cours de cette année 1939 au Mouvement libertaire espagnol (MLE) et permet à des familles de s’y installer. Cet épisode est de courte durée car la guerre balaie sur son passage ce havre de paix. Seuls quelques réfugiés y séjournent durant le conflit, permettant au MLE de conserver intact le lieu.

En 1948, une poignée d’anarchosyndicalistes du MLE épaulés par la CNT reconstituée de l’exil, décident alors de créer la collectivité libertaire d’Aymare. Cette expérience autogestionnaire, quasiment oubliée des mémoires, va exister jusqu’en 1967. Elle donne naissance à une éphémère radio, édifie un dispensaire très moderne qui accueille des malades et mutilés de la guerre, cultive et entretient une exploitation agricole de 120 ha permettant à 25 personnes d’y vivre toute l’année, organise des rassemblements dignes des plus grands festivals de la période. L’entraide, la solidarité, l’égalité, l’autogestion, la fraternité, la culture sont les mots qui caractérisent le coeur de ce projet.

Cet épisode, peu connu de l’histoire de l’exil des républicains espagnols et des anarchosyndicalistes de la CNT en particulier, présente plusieurs intérêts : il révèle la vie de réfugiés durant la Seconde Guerre mondiale, il met fin au mythe du désert autogestionnaire français d’avant la vague des communautés de 68 et met l’accent sur le fait que durant les Trente Glorieuses, il a été possible de vivre autrement de façon solidaire et collective, révolutionnaire et autogestionnaire.

C’est cette aventure humaine que tente d’éclairer ce livre.

 

Barcelone contre ses habitants
1835 – 1937, quartiers ouvriers de la révolution

de Chris Ealham
96 p. – 13,5 x 21,6 cm
Collection : Les réveilleurs de la nuit
Traduction : Elsa Queré
Édition CMDE
$15
Dès 1830, Barcelone connut une expansion urbaine donnant naissance à une nouvelle zone de la ville, le quartier chinois. Ce quartier, sans aucun immigré chinois, avait la réputation d’être le concentré des vices de la plèbe. Chris Ealham, historien anglais, démontre à quel point il s’agissait là d’une construction politique de l’élite barcelonaise, profondément inquiétée par les « classes dangereuses ».

Alors que les conservateurs, de droite ou de gauche, présentèrent la révolution de 1936 à travers le mythe de « la foule enragée », des comités de quartiers nés des barricades, fondés sur le partage et l’auto-organisation ouvrière étaient porteurs d’un projet urbanistique révolutionnaire.

En replaçant l’urbanisme comme lutte permanente entre l’élite et la classe ouvrière, Chris Ealham nous livre une analyse brillante pour appréhender différemment la plus importante tentative anarchiste.

 

Anarchistes contre Franco
Action révolutionnaire internationale 1961-1975

de Octavio Alberola et Ariane Gransac
350 p. – 14 x 21 cm –
Édition Albache
$30

1961. Le congrès de la CNT en exil décide de relancer la lutte clandestine contre le régime franquiste. Ce livre retrace de l’intérieur l’épopée du DI (Défense Intérieur), organisme destiné à coordonner les actions, et de la Fédération Ibérique des Jeunesses libertaires, les réussites, les échecs et les violentes luttes de tendances qui déchirent alors le mouvement anarchiste espagnol.

Le mouvement anarchiste en France
1917-1945

de David Berry
452 p. – 15 x 21 cm
Noir et rouge et Coédition avec les Éditions Libertaires
$35

« Cet ouvrage d’un universitaire britannique est une belle histoire politique des anarchistes français. Ses deux parties sont centrées sur les organisations anarchistes françaises face à la révolution russe de 1917 et à la révolution espagnole de 1936. David Berry a lu un très grand nombre de périodiques, dépouillé des archives, parlé ou correspondu avec des militants. Il discute de manière passionnante les positions et les stratégies qui se mettent en place au fur et à mesure de l’évolution de la situation en Union soviétique d’abord, en Espagne ensuite : passé l’enthousiasme des premières heures, comment se déterminer, quel soutien et quelles critiques apporter, quelles collaborations accepter ? […] On saluera un travail qui n’a pas son équivalent en français, et qui ne craint pas de mettre en lumière les hésitations, les revirements, mais aussi la lucidité et le courage de nombre de militants.»

Marianne Enckell

 

LUCIO, Maçon, anarchiste et faussaire

de Bernard Thomas
300 p. – 13,5 x 19 cm
$15
Éditions du Ravin bleu

Un maçon qui, durant trois décénnies, allait chaque jour travailler au chantier, et le soir, avec la même patience têtue, la même conviction d’homme libre, devenait voleur, braqueur, illégaliste, un des prodigieux faussaire de l’après guerre, fournissant en papiers ses amis anars espagnols puis tous les groupuscules libertaires. La saga de Lucio, qui lui fit rencontrer des personnages aussi divers que le Che (à qui il proposa de ruiner l’Amérique avec des faux dollars) ou Roland Dumas (qui fût son avocat), culmina en 1980, lorsque, à la tête d’un réseau d’une trentaine d’équipes de deux personnes, il inonda la planète de traveller’s chèques de la première banque américaine, la First National City Bank, la délestant d’un pactole estimé à 120 millions de francs.

 

Réfractions, revue n° 33
Regards anarchistes sur la nature humaine

Ouvrage collectif
132 p. – 16 x 24 cm
Réfractions
$20
Il est assez habituel d’attribuer à l’anarchisme la croyance en une « nature humaine » originairement solidaire, qui prédisposerait les individus à vivre dans un type de société où régneraient la justice sociale et la liberté entre égaux, une nature qui aurait été corrompue par une société inégalitaire où la domination des puissants fait régner l’exploitation et la misère sur le grand nombre.

Mais cette vision n’est que la projection sur l’anarchisme des idées de ceux qui pensent que la société est impossible sans contrainte et châtiment, parce que l’être humain est naturellement égoïste et enclin au mal.

Une « nature humaine » en tant qu’essence de l’homme est étrangère à l’anarchisme qui s’inscrit dans le champ des valeurs, non pas dans ce qui est mais dans ce qu’il faut construire.

 

L’inventaire, revue
n°1. Automne 2014

Ouvrage Collectif
80 p. – 15.5 x 24 cm
La Lenteur
$13

L’Inventaire est une revue de critique sociale à parution semestrielle.

Animé par la volonté d’exprimer et de faire entendre une certaine manière de critiquer le monde contemporain, le comité de rédaction se donne pour but de reprendre et poursuivre ce qui est traditionnellement appelé la question sociale par la publication de productions originales, de textes d’auteurs méconnus ou mal lus, de traductions et de contributions extérieures susceptibles de faire de cette publication un lieu d’échanges et de débats.

Au fil des numéros nous ne nous refuserons aucun genre littéraire, aucune thématique du moment qu’elle nous parait s’inscrire dans la ligne que nous souhaitons privilégier, celle qui permettra de rendre possible l’inventaire de ce qui, dans les idées comme dans les pratiques, reste à défendre, mérite d’être reconsidéré ou doit être écarté.

Nous espérons ainsi pouvoir diffuser des idées et en proposer d’autres, pour que le courant qu’elles forment gagne en étendue comme en profondeur, et contribue à l’élaboration d’une culture critique commune.

 

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Nouvel arrivage 2015! Courte sélection

Plein de nouveaux livres sont arrivés pour cette neuve année de luttes à venir…

On trouve à l’INSOUMISE des livres anarchistes introuvable ailleurs au Québec !

Une courte sélection :

TROP JEUNES POUR MOURIR
Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)
par Guillaume DAVRANCHE

Éditions Libertalia
Coédition avec L’Insomniaque
Préface : Miguel Chueca
544 pages
$30

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l’histoire de l’opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu’ici très mal connue, n’ayant fait l’objet d’aucune étude spécifique.

En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l’avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d’alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.

Il fait le récit des grèves des PTT en 1909, du rail en 1910, du bâtiment en 1911, marquées par le sabotage des lignes de communication et par la « chasse au renard ». Il narre les grandes affaires : Ferrer, Aernoult-Rousset, Métivier, Bonnot. Il raconte l’enthousiasme de la FCA pour la Révolution mexicaine, six ans avant la Révolution russe. Il explique la force motrice qu’a représenté l’hebdomadaire La Guerre sociale, adoré puis renié par les révolutionnaires. Il aborde la résurgence de l’antisémitisme et de l’antimaçonnisme en 1911, et les affrontements du Quartier latin.

Le livre explore également une période négligée du syndicalisme révolutionnaire français, alors que l’âge « héroïque » de la CGT (1901-1908) est révolu et que, frappée par l’État, elle se déchire sur la stratégie à adopter. Il pointe la montée des femmes et de la « main d’œuvre étrangère » dans le débat syndical à cette époque. Enfin, dans un climat militariste et belliciste que l’on peine aujourd’hui à imaginer, il détaille la répression contre les syndicalistes et les anarchistes : le retour des « lois scélérates » de 1894, la menace du bagne militaire (« Biribi »), du Carnet B et du peloton d’exécution.

L’auteur

Guillaume Davranche (né en 1977) est journaliste et chercheur indépendant en histoire sociale. Il a codirigé le Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, dit le « Maitron des anarchistes ». Cette œuvre collective réalisée sous les auspices du CNRS et de l’université Paris-I a paru le 1er mai 2014 aux Éditions de l’Atelier. Aussi disponible à L’INSOUMISE.

Voir en ligne

Le blog de l’auteur : www.tropjeunespourmourir.com

 

FASCISME ET GRAND CAPITAL

DANIEL GUÉRIN
Éditions Libertalia

Collection Ceux d’en bas n°3
608 pages
$30

Publié pour la première fois en 1936, complété en 1945 (Gallimard), repris par Maspero en 1965, puis par Syllepse (1999) et La Découverte (2001), Fascisme et grand capital est incontestablement un classique. Sa lecture reste essentielle alors même que l’Europe bruisse de tentations autoritaires sur fond de désespérance sociale et de crise économique.

Daniel Guérin adopte un modèle comparatif pour dégager les grandes tendances du fascisme, puis l’analyse, au cas par cas, en Italie et en Allemagne, avant, pendant, et après sa prise du pouvoir. Il étudie l’origine de ce mouvement, de ses troupes, et la mystique qui les anime ; sa tactique offensive face à celle, légaliste, du mouvement ouvrier ; le rôle des « plébéiens » ; la place des classes moyennes dans la lutte des classes ; son action antiouvrière et sa politique économique. Il dissipe ainsi les illusions anticapitalistes entretenues par le fascisme lui- même en montrant que son action bénéficie avant tout au capital économique et financier. L’auteur en tire un enseignement : « L’antifascisme est illusoire et fragile, qui se borne à la défensive et ne vise pas à abattre le capitalisme lui-même. »

La réédition proposée par les éditions Libertalia est à ce jour la plus complète. Elle comprend un prologue de l’auteur (« Quand le fascisme nous devançait »), une postface de Dwight Macdonald (première traduction intégrale) et un glossaire.

L’auteur

Du syndicalisme d’action directe au communisme libertaire, en passant par l’anticolonialisme et la libération sexuelle, Daniel Guérin (1904-1988) a été, dès le début des années 1930, de tous les combats de la gauche révolutionnaire. À la fois militant, essayiste et historien, il est l’auteur d’une vingtaine de livres, en particulier Bourgeois et bras-nus, Front populaire révolution manquée, Ni dieu ni maître. Tous disponibles à L’INSOUMISE.

 

 

Amérique(s) anarchiste(s)

Expressions libertaires du XIXe au XXIe siècle

Éditions nada
Collection : America libertaria
400 p.
$30

 

L’essor des mouvements anarchistes dans les Amériques des années 1860-1930 a donné naissance à un abondant matériel de propagande destiné à sensibiliser, éduquer et émanciper des masses travailleuses souvent illettrées ou issues d’une immigration récente. Presse, écoles, littérature et arts plastiques : tout fut mis en œuvre pour éveiller les consciences de populations hétérogènes, tant d’un point de vue économique et social, que linguistique et culturel. Aujourd’hui, alors que l’anarchisme semble renaître de ses cendres, les nouvelles technologies ont élargi l’éventail des médias utilisés par les organisations et militants libertaires.

Cet ouvrage présente et analyse l’œuvre journalistique, didactique et artistique de différents mouvements anarchistes américains, passés ou actuels, depuis les États-Unis jusqu’au Chili en passant par le Mexique, la Colombie et le Pérou, sans oublier deux des foyers les plus importants de l’anarchisme américain : l’Argentine et le Brésil. Il s’interroge par ailleurs sur les stratégies mises en place pour la diffusion de publications souvent interdites, sur leur réception et leur impact, ainsi que sur les interactions non seulement entre nations ou organisations, mais également entre création artistique et pensée libertaire.

Ouvrage coordonné par Paola Domingo, Alba Lara-Alengrin, Karim Benmiloud.

 

 

 


Maria Nikiforova, la révolution sans attendre.
L’épopée d’une anarchiste à travers l’Ukraine (1902-1919
)
Mila Cotlenko

Mutines Seditions
142 pages
$ 9

 

Etrangement, ni Voline, ni Archinov, pas plus que des historiens comme Skirda ou Avrich ne font une place à Maria Nikivorova dans leurs récits, alors que Makhno lui-même relate sans hésiter plusieurs épisodes qui donnent un éclairage sur les activités de Maria Nikiforova. Pour un anarchiste qui a vécu cette période en Ukraine – on la retrouve également dans les mémoires du chef d’état-major du mouvement insurrectionnel makhnoviste Viktor Belash –, il est difficile de ne pas en parler : elle faisait sans nul doute partie des compagnons incontournables.

A la tête d’un détachement de gardes noirs, soutenue par de nombreux ouvriers d’Alexandrovsk, ville située à côté de Gouliaï-Polié, d’où elle était originaire, mais aussi par les marins de Kronstadt, ses qualités d’oratrice autant que ses capacités pratiques installèrent rapidement sa renommée à travers tout le territoire ukrainien.

Fermement convaincue qu’il fallait approfondir le processus révolutionnaire en cours, elle n’hésitait pas en fonction des rapports de force sur place, à défier les autorités locales, même soi-disant «révolutionnaires», à exiger des contributions auprès de la bourgeoisie et des propriétaires terriens, à mener des expropriations (armes, vivres, argent et bâtiments, etc.), ce qui lui valut bientôt d’être mise au pilori des « anarcho-bandits » par le pouvoir bolchévik…

 

http://mutineseditions.free.fr/index.html

 

 

 

 

Autogestion pédagogique et éducation populaire

HUGUES LENOIR
Éditions libertaires
96 p.
$15

 

Cet ouvrage approfondi les précédents écrits de l’auteur. Il y démontre que les anarchistes furent toujours, même si d’autres courants de pensée y participèrent, à la pointe du combat éducatif en inscrivant celui-ci dans une démarche sociale et émancipatrice. La première partie du livre est consacrée au rôle que les libertaires jouèrent dans l’émergence des principes et des pratiques de l’autogestion pédagogique avant même que le concept lui-même n’apparaisse et comment aujourd’hui encore ils s’y impliquent. Dans une deuxième partie, l’auteur souligne la place qu’occupèrent, en France et dans le monde, les anarchistes dans le développement de l’éducation populaire et la permanence de leur action dans un secteur qu’il convient, souligne-t-il, de réinvestir et de se réapproprier afin d’échapper à la « scolarisation » autoritaire et délégataire de la société. Le livre se prolonge par un rappel et par un constat toujours d’actualité. A savoir que les enjeux de la connaissance et des dispositifs créés pour éduquer furent toujours au cœur de la lutte des classes. Il se referme pour terminer sur une évocation de la grande éducationniste que fut André Léo.

 

Hugues Lenoir est né à Paris dans un quartier ouvrier. Militant libertaire fidèle à ses idées, il a toujours tenté d’associer éducation et émancipation économique et sociale. Son parcours professionnel (université de Nanterre) et son itinéraire militant (Fédération anarchiste) sont autant de traces de cette volonté.

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Slingshot Organizer 2015 has arrived! Have yours for 7$

The pocket version “classic” is a 176 page pocket planner (4.25 inches X 5.5 inches) with radical dates for every day of the year, space to write your phone numbers, a contact list of radical groups around the globe, menstrual calendar, info on police repression, extra note pages, plus much more. Choose from 15 cover colors printed with either black or silver ink (depending on how dark the paper stock is – you get to pick the cover color, not the ink color). It has a tough layflat binding and a laminated cover.

http://slingshot.tao.ca

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Nouveautés décembre 2014 des éditions Atelier de Création Libertaire

LEROY Max
Emma Goldman – Une éthique de l’émancipation

« Emma Goldman a été victime, tout particulièrement dans le monde francophone, d’une étrange amnésie qui a fait que le mouvement anarchiste, pourtant si enclin à célébrer son histoire et ses héros, semble parfois aisément oublier qu’il a aussi compté de nombreuses héroïnes », écrit Normand Baillargeon à propos de celle que les services secrets nord-américains décrivirent comme l’une des anarchistes les plus dangereuses de son pays d’adoption.

Cette biographie, la première en langue française, retrace l’histoire de cette militante inlassable de l’émancipation, à la fois libertaire et communiste, féministe et nietzschéenne. Née en Lituanie et morte à Toronto, sa vie se lie aux deux siècles qu’elle escorta : des grèves ouvrières états-uniennes à la Première Guerre mondiale, de la ­Russie rouge à la Catalogne, de la montée du fascisme à la lutte contre le nazisme, Goldman fut de tous les fronts – et jamais la prison, l’exil et la mise au ban n’entamèrent sa détermination.

Max Leroy, essayiste, est l’auteur de Dionysos au drapeau noir – Nietzsche et les anarchistes (2014), Citoyen du volcan – épitaphe pour Jean Sénac (2013) et les Orages libertaires – politique de Léo Ferré (2012).

Novembre 2014
248 pages
prix : $20 
Atelier de Création Libertaire 
http://www.atelierdecreationlibertaire.com/

***
Un Indigné
Révoltez-vous !
Répertoire non-exhaustif des idées, des pratiques et des revendications anarchistes

S’indigner c’est bien, se révolter c’est mieux. L’indignation ne sert pas à grand-chose si à un moment ou un autre elle ne débouche pas sur un engagement direct, sur un ferment de révolte, visant à s’opposer ouvertement aux causes qui l’ont motivée. Or, hier comme aujourd’hui, les raisons de se révolter ne manquent certes pas. Capitalisme, étatisme, cléricalisme et domination masculine sont toujours là.

C’est moins le danger de voir la révolte détournée de ses objectifs libérateurs qui caractérise l’époque actuelle que son absence. Tout est mis en œuvre pour faire croire aux individus qu’ils n’ont plus de prise sur leur vie au-delà d’un vague « contrôle citoyen ».

Voilà pourquoi le premier des objectifs que doivent se fixer toutes celles et tous ceux qui ne veulent plus se contenter de ­s’indigner par procuration, toutes celles et tous ceux pour qui la situation actuelle est devenue insupportable pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent, toutes celles et tous ceux qui ­ressentent la nécessité de se révolter contre un ordre de plus en plus injuste, c’est d’œuvrer en vue d’élargir à nouveaux les ­horizons du possible.

Septembre 2014
416 pages
prix : $24 
Atelier de Création Libertaire
http://www.atelierdecreationlibertaire.com/

***

DIAZ Marcel
De Freinet à la lutte antifasciste
Espagne 1936 – 1939

Marcel Diaz, né en 1920 dans l’Hérault, fréquentera l’école de Saint-Paul-de-Vence où Célestin Freinet est instituteur.

En 1934, sa famille est expulsée vers l’Espagne et, quand arrive la Révolution espagnole, en 1936, c’est avec le même esprit curieux qu’il se retrouve au cœur du conflit. Il rejoint la colonne CNT-UGT Torres-Benedito.

Il a alors 16 ans. Il combattra sur le front de Teruel. Fait prisonnier à Alicante, il est interné au camp d’Albatera puis mit en prison dans le village familial… En 1945, il quitte clandestinement l’Espagne. Soixante-quinze ans après le début de la révolution espagnole, Marcel a voulu témoigner de cette période et celle de son adolescence et de son aventure révolutionnaire.

Entretiens avec Sylvie Maugis et Hugues Pétérelle réalisés entre juillet 2011 et mars 2012

Mai 2014
112 pages
prix : $12
Atelier de Création Libertaire
http://www.atelierdecreationlibertaire.com

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Nouveautés Décembre 2014: « À nos Amis » par le Comité invisible et « Premières mesures révolutionnaires » de Eric Hazan & Kamo

NOUVEAUTÉS   DÉCEMBRE 2014

 

Comité invisible

À nos amis

250 pages $18


«À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde;
À ceux qui voient l’insurrection comme une brèche, d’abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion
;
À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de «
la crise», un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque;
À ceux qui portent des coups
;
À ceux qui guettent le moment propice
;
À ceux qui cherchent des complices
;
À ceux qui désertent
;
À ceux qui tiennent bon
;
À ceux qui s’organisent
;
À ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible
;
Cette modeste contribution à l’intelligence de ce temps.»

 

 

 

Eric Hazan & Kamo

Premières mesures révolutionnaires

116 pages $15

L’ordre existant, ce scandale permanent et mondial, ne répond plus à personne, ni de rien. Il a renoncé à tout argument, hormis celui de la force. Aussi, nous ne le critiquerons plus, nous l’attaquerons. Pour attaquer, il faut constituer une force et disposer d’un plan. Ce livre est une proposition de plan pour rendre l’insurrection irréversible, pour que le vieux monde ne puisse plus faire retour, passé le moment où le pouvoir se sera évaporé, où ses débris tournoieront dans le vide. Un plan pour sortir du cycle trop connu des révolutions ratées.
Quant à la force, nous la constituerons en commun, tout en discutant, en amendant ce plan, en en formant un meilleur. Avec tous ceux qui n’en peuvent plus et qui attendent que quelque chose se lève pour nous porter ailleurs. Il faut faire vite : le vent de la révolte parcourt le monde et le domino français ne va pas tarder, comme bien d’autres avant lui, à tomber. Rencontrons-nous. Organisons-nous. Soulevons-nous.

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En ligne | Audio de la rencontre avec Lola Lafon

Voici le lien vers l’enregistrement audio de la rencontre qui a eu lieu le 13 octobre dernier au DIRA.

https://soundcloud.com/marie-eve-blais/lola-lafon#t=0:00

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