Encore des nouveautés!

POUR L’ANARCHO-SYNDICALISME

CONTRE TOUTES LES DOMINATIONS

GOUTTE GUILLAUME

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88 p. – 11 x 17 cm –
$11
 nada éditions

Quel que soit le parti politique au pouvoir, l’État ne servira jamais que les intérêts des classes possédantes et dirigeantes, au détriment de ceux du prolétariat, victime d’une exploitation aux formes multiples, tantôt perverses tantôt décomplexées, toujours violentes.

Salariés, travailleurs précaires, chômeurs, nous n’avons que trop confié notre avenir et nos aspirations à ceux qui nous exploitent et nous soumettent. Aujourd’hui, face à l’ampleur de l’offensive antisociale et sécuritaire, face au retour des idéologies réactionnaires qui viennent renforcer les dominations racistes, sexistes, sexuelles et culturelles, il est urgent de reprendre goût à la lutte, à la grève, de redescendre dans nos rues et de nous réapproprier ces espaces populaires de combat et de solidarité que devraient être les syndicats.

À la fois pratique et projet de société, l’anarcho-syndicalisme, bien que né à la fin du xixsiècle, reste le moyen le plus indiqué, pourvu qu’on s’efforce de le (re)penser en phase avec les réalités actuelles, pour en finir avec toutes les dominations.

L’enjeu, pour nous tous et toutes, n’est pas seulement défensif : il s’agit surtout, à terme, de reconquérir le temps de vivre.

Guillaume Goutte passe beaucoup de temps en montagne. Mais de retour au plat paysage bétonné de la ville, rattrapé par le fléau des rapports de production, il exerce, bon gré mal gré, le métier de correcteur. Il milite au groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste et à la CGT, avec l’espoir de voir un jour un monde libéré de l’exploitation et de l’autorité. De cet engagement militant, il tire ces quelques réflexions.

 

 

CLARA WICHMANN

TEXTES CHOISIS

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50 p. – 15 x 21 cm –
Collection Désobéissances libertaires 
$10
 Les Éditions libertaires

 Clara Wichmann (1885-1922), hollandaise d’origine allemande, précède de quelques années l’Allemand Fritz Oerther (1869-1935) dans l’élaboration d’une pensée non-violente et libertaire. Bien que ne connaissant pas Gandhi, Clara Wichmann, dépassant l’alternative « Ne rien faire ou lutter par les armes », fut une des premières à utiliser le mot de « non-violence » et à concevoir la notion d’action directe non-violente.

Dans ces quatre « Textes choisis », cette féministe, juriste, pédagogue, met en avant une société non capitaliste, non autoritaire et non-violente.

Une réflexion d’une actualité brûlante au jour d’aujourd’hui.

 

BOHEMIANS

UNE HISTOIRE GRAPHIQUE DES AVANT-GARDES ARTISTIQUES AUX ÉTATS-UNIS

BUHLE PAUL BERGER DAVID

bohemians

240 p. – 19 x 27 cm
$34
 nada éditions

Cette histoire graphique des avant-gardes artistiques américaines fait revivre, à travers différents portraits et anecdotes, les grandes figures de la Bohème aux États-Unis, de Walt Whitman à Harvey Pekar et Robert Crumb en passant par Oscar Wilde, Alfred Stieglitz, Marcel Duchamp, Francis Picabia, Gertrude Stein, Joséphine Baker, Woody Guthrie, Billie Holiday, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, etc.

Les récits réunis ici revisitent les idées utopiques et l’esprit de liberté que ce mouvement cosmopolite et radical a insufflés au monde des arts, de la littérature, de la musique, de la danse et rendent compte de l’effervescence des quartiers aujourd’hui mythiques de Greenwich Village, Harlem ou Brooklyn.

Illustré par les principaux représentants de la bande dessinée underground américaine (Peter Kuper, Spain Rodriguez, Sharon Rudahl, Jeffrey Lewis, etc.) et coordonné par Paul Buhle (Une histoire populaire de l’empire américain) et David Berger, Bohemians est le récit foisonnant et passionnant des élans rebelles qui ont traversé l’histoire culturelle des États-Unis aux XIXe et XXe siècles.

 

DÉSOBÉISSANCES LIBERTAIRES

MANIÈRES D’AGIR ET AUTRES FAÇONS DE FAIRE

BERNARD ANDRÉ SOMMERMEYER PIERRE

 

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80 p. – 11 x 17 cm –
$12
 nada éditions

André Bernard et Pierre Sommermeyer, actifs militants anarchistes, réfractaires à la guerre d’Algérie, auteurs de nombreux articles et ouvrages, collaborateurs réguliers du Monde Libertaire et membres du collectif de rédaction de Réfractions, proposent dans cet essai, à travers une série d’exemples de luttes non-violentes, des pistes de réflexion et des moyens d’action pour imaginer une révolution qui ne sacrifie pas à ses objectifs son éthique.

La prochaine révolution, libertaire évidemment, sera non-violente ou ne sera pas.

Suivi de Prendre les armes ?

Nouvelle édition augmentée.

 

«Pareillement les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout ; et si on ne leur baille rien, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte. Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire.»

 

LA COLONISATION DU SAVOIR

UNE HISTOIRE DES PLANTES MÉDICINALES DU « NOUVEAU MONDE » (1492-1750)

BOUMEDIENE SAMIR

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480 p. – 14,5 x 21,5 –
$34
 Les Éditions des mondes à faire

Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne en Amérique dite du Sud comme une colonisation du savoir.

 

LA RAGE DU SOCIAL

OTT LAURENT

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90 p. – 14 x 21 cm
$12
 Éditions du Monde libertaire

Le travail social est aujourd’hui en crise comme tous les secteurs et toutes les institutions. C’est en dehors des institutions, des structures, et des pratiques traditionnelles que s’invente, ou s’inaugure jour après jour, le travail social de demain.

Celui-ci expérimente d’autres modalités d’intervention : le travail hors cadre et hors institutions au plus près des publics et des groupes marginalisés. Bien que minoritaires et précarisées, ces expériences existent et se répandent. Elles appellent l’ensemble des acteurs éducatifs et sociaux, au delà des cloisonnements (professionnels / usagers), ou par secteur (l’Ecole, l’Education populaire, l’Education spécialisée) à s’approprier leurs pratiques, leurs terrains et l’ingénierie de leur intervention.

Les textes réunis dans ce recueil sont directement liées aux pratiques concrètes qui les inspirent. Ils  sont écrits par un seul auteur mais s’inspirent d’une expérience plurielle et collective. Ils traitent des questions vives de l’intervention sociale et éducative dans une perspective engagée.

 

POUR EN FINIR AVEC L’USINE !

LEVARAY JEAN-PIERRE

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176 p. – 14 x 21 cm – 300 g
$20
Les Éditions libertaires

« J’ai fait mon temps à l’usine. Même pas parti dans un plan de restructuration, et pas eu le courage de démissionner. J’ai fait mes quarante-deux ans. On a tous cru que la boîte ne tiendrait pas des années et on annonce toujours sa fin prochaine. Et pourtant elle tourne…

Alors pour en finir avec elle, un état des lieux, des portraits de prolos, des luttes, des moments de déconne entre collègues pour tenir le coup. Pas de la nostalgie, juste des instantanés sur mes années d’usine. Je quitte l’usine et ne me retourne pas. Pas par peur d’être transformé en statue de sel, mais parce que c’est devenu mon passé et que j’ai tant d’autres choses à faire. »

LA TRAGÉDIE DE L’ESPAGNE

ANALYSE DU CONFLIT (1936-1938)

ROCKER RUDOLF

Préface : Miguel Chueca
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180 p. – 11 x 17 cm – 130 g
$16
CNT-RP

En juillet 1936, Franco lance un coup d’État contre la république espagnole. Ce putsch va entraîner une guerre civile opposant notamment les franquistes aux anarcho-syndicalistes et aux communistes. Les puissances européennes et soviétiques vont alors chacune défendre une politique servant leurs intérêts.

Dans ce texte écrit en 1938, Rudolf Rocker, historien et théoricien du mouvement libertaire, met en lumière la géopolitique du conflit au niveau national et international.

Ce livre est une excellente première approche du conflit espagnol de 1936. À compléter par la lecture de La Collectivisation en Espagne pour avoir une vision d’ensemble de ce qui se révèle être un temps majeur de l’histoire moderne des politiques occidentales.

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Suite nouveautés décembre 2016

Les nouveautés de fin d’année continuent à arriver à la librairie :

Pour des cadeaux anarchistes : des livres anarchistes !

 

Lire Debord

Coordonné par Laurence Le Bras et Emmanuel Guy

Avec des inédits de Guy Debord

L’ÉCHAPPÉE

440 pages | 17 x 24 cm |  $35

Guy Debord n’a jamais laissé de répit à son objet d’étude, qui fut aussi son terrain de lutte : la société du spectacle. Suivant une trajectoire continue, ses oeuvres, les unes après les autres, ont mis au jour le canevas sur lequel se déploient les multiples avatars de la logique marchande : aliénation au travail, dépendance à la consommation, falsification de la vie.

De la même façon, Debord ne nous laisse, à nous lecteurs, aucun répit. On le savait déjà à travers les livres publiés de son vivant, qui montrent avec quelle ténacité il maintint jusqu’à la fin le cap qu’il avait commencé à suivre au début des années 1950. Mais les notes inédites rédigées tout au long de sa vie pour des projets restés inaboutis incitent aussi à poursuivre sa réflexion sur l’évolution des sociétés contemporaines, et sur les moyens d’enrayer son cours funeste. Ainsi faut-il décrypter ces documents rassemblés et publiés ici pour la première fois : notes préparatoires pour la poursuite de son oeuvre autobiographique et critique, définition des bases politiques de l’Internationale situationniste, ou encore un dictionnaire qu’il avait en projet dans les années 1980 en vue de critiquer la corruption du langage par le spectacle.

Les commentaires et les mises au point qui accompagnent la publication de ces inédits permettent d’accéder à une meilleure compréhension de l’oeuvre de Debord. Écrits par des auteurs de différents pays, ces textes abordent des moments précis de son parcours et traitent de thématiques variées et originales. Par leur richesse, leur clarté et leur érudition, ils entendent inviter à lire Debord – et le relire. Démarche plus que jamais nécessaire.

 

Vive la révolution, à bas la démocratie !
Anarchistes de Russie dans l’insurrection de 1905.
Récits, parcours et documents d’intransigeants.

Mutines Séditions  554 pages $20

Un incontournable !

A l’heure du centenaire de la révolution de 1917, il est plus que temps de se replonger dans la période insurrectionnelle qui l’a précédée de douze ans, celle de l’émergence des premiers soviets, celle aussi du combat d’intransigeants hors des partis et des syndicats vers une liberté sans maîtres ni esclaves.

Avec l’insurrection de 1905 dans l’Empire russe, le mouvement anarchiste a poussé comme des champignons après la pluie, de Bialystok à Łódź, d’Ekaterinoslav à Minsk, mais aussi à Odessa, Kiev, Saint-Pétersbourg, Moscou, Vilnius, Tbilissi ou Irkoutsk. Malgré sa brève existence, il a développé en quelques années une intense activité d’attaques diffuses contre la bourgeoisie (industrielle et commerçante) et contre les défenseurs de l’Etat (flics, matons, gouverneurs ou cosaques). A l’aide d’imprimeries clandestines montées à coups d’expropriations, et de participation sans concession aux grèves, émeutes et autres soulèvements, il a réussi à poser une critique radicale de l’autocratie tsariste comme de son alternative républicaine : la démocratie.

 

Le Sacrifice des paysans

Une catastrophe sociale et anthropologique

Pierre Bitoun et Yves Dupont

336 pages | 14 x 20,5 cm  $28

Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s’est étendu à l’ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L’époque est aujourd’hui aux fermes-usines et aux usines que l’on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience.

Le sacrifice des paysans est l’un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s’est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des « Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses ». Puis ils expliquent comment le long travail d’« ensauvagement des paysans » a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales.

De ce véritable ethnocide, qui a empêché l’alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n’avons pas fini, tous, de payer le prix.

 

LA COLLECTIVISATION EN ESPAGNE

1936 : UNE RÉVOLUTION AUTOGESTIONNAIRE. SUIVI DU TÉMOIGNAGE DE MIGUEL CELMA SUR LA COLLECTIVITÉ DE CALANDA.

COLLECTIF REHDIC

110 p. – 11 x 17 cm   $12

CNT-RP

En 1936, en Espagne, la gauche gagne les élections. Une partie de la population décide d’aller plus loin et s’organise selon les principes de l’anarcho-syndicalisme. En 1936, face au putsh de Franco, des régions entières du pays mettent en place ce que l’on définissait encore comme une utopie : le communisme libertaire. La victoire fasciste viendra clore cette expérimentation à nulle autre pareille.

Ce livre décrit ce qu’elle fut concrètement, puis l’illustre par le témoignage d’un paysan de la collectivité de Calanda.

Une excellente première approche de la révolution espagnole. A compléter par la lecture de “La Tragédie de l’Espagne” pour avoir une vision d’ensemble de ce temps majeur de l’histoire moderne des utopies.

 

CONTRE L’ÉTAT ISLAMIQUE, CONTRE LA GUERRE

PEREZ MATHIEU

96 p. – 10 x 17 cm  $10

Niet éditions

Alors comme ça, Daech nous aurait « déclaré la guerre » le 13 novembre ?

Face à l’idéologie inlassablement rabâchée qui ne veut voir au Moyen-Orient que « conflits confessionnels » et « chocs des civilisations », ce court essai dresse une analyse de ce qu’est l’État Islamique, non à partir de la religion mais à partir des bases matérielles : comme un quasi-État en cours d’intégration dans cette partie du monde en pleine poussée contre-révolutionnaire.

La guerre actuelle n’est que la dernière en date d’une longue série d’interventions occidentales. Et loin d’être un combat de la Civilisation contre la Barbarie, elle s’inscrit dans une logique post-coloniale et impérialiste.

 

La Silicolonisation du monde

L’irrésistible expansion du libéralisme numérique

Éric Sadin

256 pages | 14 x 20,5 cm | $25

L’ÉCHAPPÉE

Berceau des technologies numériques (Google, Apple, Facebook, Uber, Netflix, etc.), la Silicon Valley incarne l’insolente réussite industrielle de notre époque. Cette terre des chercheurs d’or, devenue après-guerre le cœur du développement de l’appareil militaire et de l’informatique, est aujourd’hui le lieu d’une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l’humanité.

Mais la Silicon Valley ne renvoie plus seulement à un territoire, c’est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde. Une colonisation d’un nouveau genre, portée par de nombreux missionnaires (industriels, universités, think tanks…), et par une classe politique qui encourage l’édification de valleys sur les cinq continents, sous la forme d’écosystèmes numériques et d’incubateurs de start-up.

Après avoir retracé un historique de la Silicon Valley, ce livre, à la langue précise et élégante, montre comment un capitalisme d’un nouveau type est en train de s’instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l’intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l’ère d’une « industrie de la vie ».

Au-delà d’un modèle économique, c’est un modèle civilisationnel qui s’instaure, fondé sur l’organisation algorithmique de la société, entraînant le dessaisissement de notre pouvoir de décision. C’est pour cela qu’il est urgent d’opposer à ce mouvement prétendument inexorable d’autres modalités d’existence, pleinement soucieuses du respect de l’intégrité et de la dignité humaines.

 

POURQUOI JE SUIS ATHÉE

SINGH BHAGAT

120 p. – 11 x 17 cm  $14

Éditions de l’Asymétrie

Ce texte écrit en prison en 1930 par celui qu’on a appelé le Che Guevara indien, le révolutionnaire Bhagat Singh, constitue un brûlot malmenant à la fois les religions, les castes et le colonialisme. Encore très diffusé aujourd’hui en Inde, il exerce une influence toujours déterminante sur les luttes contre tous les fanatismes, notamment celles des blogueurs, éditeurs et libres penseurs d’Asie et du monde arabe. Les bénéfices tirés de la vente de ce livre seront reversés au site Internet Mukto Mona (Libre Pensée) qui héberge les blogs de plusieurs athées Bengladais.

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New arrivals at L’Insoumise

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Film and the Anarchist Imagination, Richard Porton
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The Next Revolution, Murray Bookchin, forward by Ursula K. Le Guin
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Red Rosa, A graphic Biography of Rosa Luxemburg, Kate Evans
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Masks of Anarchy, A Graphic Novel, Michael Demson
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The Ballerina and the Bull, Anarchist Utopias in the Age of Finances, Johanna Isaacson
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Specters of Revolt, On the Intellect of Insurrection and Philosophy from Below, Richard Gilman-Opalsky
9781781688212-ba86c51d4f59fb0c6e0be29f9b4ab057
Black Macho and the Myth of the Super Woman, Michele Wallace
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The Late Victorian Holocausts, El Nino Famines and the Making of the Third World, Mike Davis
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Nouveautés décembre 2016

Les nouveautés de fin d’année commencent à arriver à la librairie, pour des cadeaux anarchistes : des livres anarchistes !

AUZIAS Claire et HOUEL Annik
La grève des ovalistes (Lyon, juin-juillet 1869)

Atelier de Création Libertaire

Octobre 2016
 184 pages
 prix : $21

Préface de Michelle Perrot

Cette grève des ovalistes, réputée première grande grève de femmes ouvrières en France, est exemplaire des enjeux qui traversent l’histoire des femmes et l’histoire de la classe ouvrière, deux histoires rarement menées sur la même ligne de front, et dont la confiscation de la parole des femmes est le symbole.

Juin 1869 : 1 800 femmes sortent de leurs ateliers lyonnais et se mettent spontanément en grève. Elles sortent aussi leurs malles puisque leur lieu de travail est aussi leur lieu de vie, et si c’est cette spectaculaire occupation de la rue qui est mise en avant par la presse, ce n’est pourtant pas ce que les militants ouvriers qui vont s’intéresser (enfin) à elles vont retenir.

Après plusieurs semaines de grève, possible grâce à la caisse de solidarité de l’AIT (Association internationale des travailleurs) leur adhésion, demandée en retour à cette AIT va être l’enjeu des rivalités toutes masculines en son sein entre courants marxiste et anarchiste. C’est le courant anarchiste bien implanté à Lyon autour de la figure de Bakounine qui va l’emporter : il va être le représentant au crucial Congrès de Bâle, en septembre 1869, des 8 000 ouvrières qui ont adhéré.

Claire Auzias a fait des études de sociologie et d’histoire à l’université Lyon 2. Elle a consacré ses travaux à l’histoire de l’anarchisme, des femmes et du féminisme, et des Roms. Chacune de ces thématiques a donné lieu à des publications. Elle a dirigé les éditions Egrégores et actuellement termine une histoire sociale de Mai 68 à Lyon à paraître en 2017.

Annik Houel a été professeure de psychologie sociale à Lyon 2. Elle est membre d’un centre d’enseignements et de recherches féministes, le CLEF, rebaptisé Centre Louise Labé, ainsi que du CA de l’ANEF, qui milite pour la reconnaissance des études féministes dans la recherche et à l’université. Elle a publié divers ouvrages dont le dernier, Rivalités féminines au travail, L’influence de la relation mère-fille, a été édité en 2014 chez Odile Jacob.

Première édition : Payot, Paris, 1982

 

ALBEROLA Octavio
La révolution entre hasard et nécessité

Atelier de Création Libertaire

 Novembre 2016
 122 pages et 14 pages de photographies
 prix : $18 

Il n’y a pas d’autre alternative aujourd’hui que celle de se révolter ou d’être complice de ce que le monde peut advenir aux mains des obsédés par les richesses, le pouvoir et le développement technologique.  »  La lecture du texte d’Octavio Alberola met en évidence une continuité dans sa vie, dans ses actions, comme dans ses présupposés fondamentaux. Une continuité qui s’est manifestée tout au long de ses soixante-dix ans d’activité militante.

Ce livre s’inscrit dans l’effort de rénovation de l’anarchisme et dans l’émergence, un peu partout dans le monde, de nouvelles sensibilités subversives. Nous nous en réjouissons.

Avant-propos de Tomás Ibáñez

MARIGOT Michèle 
L’anarchosyndicalisme à Lyon (1880-1914)

Atelier de Création Libertaire  

 Octobre 2016
 144 pages
 prix : $18 

Préface de Daniel Colson

En 1880, le mouvement ouvrier lyonnais présente une physionomie particulière dans l’ensemble du mouvement ouvrier français. La révolte des canuts en 1831 l’a porté à l’avant-garde du prolétariat et, de ce fait, l’a marqué d’une originalité profonde. Or, à partir de 1880, et jusqu’en 1914, la lutte ouvrière française s’intensifie et surtout s’organise et s’unifie. Le prolétariat lyonnais, dans ses conditions nouvelles, conserve-t-il son originalité, maintient-il ses traditions révolutionnaires  ?

Un élément nouveau se manifeste alors : Lyon et la région du Sud-Est se présentent comme l’un des foyers importants sinon le foyer de l’anarchisme français. Jusqu’alors le mouvement ouvrier lyonnais n’avait jamais revêtu d’aspects spécifiquement anarchistes. Certes, il avait été marqué par le passage de Bakounine et sa participation à la tentative insurrectionnelle de septembre 1870. Tout au plus, pouvait-on dire qu’il manifestait des tendances favorables au développement d’un courant anarchiste, mais il devait son originalité essentiellement et uniquement à son action autonome.

Ainsi, en 1880, s’implante un mouvement qui lui est étranger, qui ne fait pas partie intégrante de ses traditions et de son passé. Ce mouvement susceptible de lui apporter une orientation nouvelle, sinon de le transformer, avait donc quelque chance de s’intégrer dans le contexte lyonnais. Et ce d’autant plus qu’à partir de cette année-là, les anarchistes se manifestent avec virulence, et que certains, entrant dans les syndicats, contribuent largement, par leur action et leur propagande, à l’unification et à l’orientation de la lutte ouvrière française.

Ce mouvement anarchiste nouveau, étranger, original, s’il s’intégrait dans le mouvement ouvrier lyonnais et donc le teintait d’une couleur nouvelle, ne contribuait-il pas à l’insérer et à l’intégrer dans le cadre de la lutte nationale  ?

Étudiante en histoire en 1965, Michèle Marigot entame l’équivalent d’une maîtrise. Elle fait alors partie des milieux d’extrême gauche et, sensible aux idées libertaires, elle s’intéresse à l’histoire du mouvement ouvrier.

 

MASSARD Marcel – GALLET Laurent

Histoire du mouvement anarchiste à Lyon (1880-1894)
suivi de Aspects de la vie quotidienne des anarchistes à Lyon à la fin du XIXe siècle

Atelier de Création Libertaire  

 Juillet 2016
 288 pages – cahier photos couleurs de 16 pages 
 prix : $27

L’anarchisme en tant que mouvement politique est né dans les années 1870. Or, si de nombreux ouvrages lui ont déjà été consacrés, aucun texte jusqu’à présent n’avait été publié sur l’histoire des anarchistes à Lyon, ville où ils commencèrent à s’organiser, à publier des journaux et à s’investir dans des luttes. Et pourtant, dès 1954, Marcel Massard écrit un mémoire qui retrace cette histoire. Le texte, conservé dans des bibliothèques, sera souvent consulté par des chercheurs, mais il est resté inédit jusqu’à présent.

Pour retracer cette histoire, M. Massard s’est servi du peu de livres et de documents disponibles à l’époque, trouvant surtout matière dans les comptes rendus de la police qui suivait de près ces « individus dangereux pour l’ordre public »  ; dangereux aussi bien pour les idées qu’ils prônaient, que par les quelques actions d’éclat dont ils furent les auteurs (ou soupçonnés l’avoir été).

Le texte de M. Massard, bien qu’influencé par ces « comptes rendus » à usage de la police, réussit toutefois à rendre vivante une époque, certes lointaine, et nous montre la richesse d’un mouvement dont la rêverie libertaire, au-delà des clichés qui l’ont entourée hier comme aujourd’hui, penche toujours vers un monde de justice, de paix, et d’utopies concrètes à mettre en place ici et maintenant.

Enfin, pour redonner encore davantage de « chair » à l’histoire de ces anarchistes d’un autre siècle, nous avons demandé à Laurent Gallet de restituer quelques aspects de leur vie quotidienne. Ces anecdotes, racontées avec minutie et vivacité, deviennent alors des éléments précieux pour comprendre notre propre histoire.

 


BAILLARGEON Normand

Anarchisme et éducation
Anthologie – Tome 1 – 1793-1918

M Éditeur

octobre 2016

Prix : 34,95 $
Pages : 368

La présente anthologie, qui comprend deux tomes, réunit les principaux écrits consacrés à l’éducation de ces théoriciens et praticiens anarchistes, des écrits trop peu connus et souvent difficilement accessibles. On retrouve dans ce premier tome, qui couvre les années 1793 à 1918, des textes de Michel Bakounine, Sébastien Faure, Francesco Ferrer, William Godwin, Pierre Kropotkine, Fernand Pelloutier, Pierre-Joseph Proudhon, Paul Robin et Max Stirner.

Ils mettent en lumière une riche et toujours inspirante tradition de pensée, de militantisme et de réalisations concrètes.

 

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16 nov. | Spartacus: d’hier à aujourd’hui

Événement Facebook pour confirmer votre participation!
https://www.facebook.com/events/999577916820168/

spartacusAu programme:
-Présentation du livre «Spartacus» d’Howard Fast par Claude Rioux des Éditions de la Rue Dorion
-et du «Spartacus, la liberté ou la mort» de Marcel Ollivier aux Éditions Spartacus
-Présentation des Éditions Spartacus et du film sur son infatigable animateur, René Lefeuvre

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Causerie avec Cara Hoffman annulée!

**ATTENTION**
La causerie de ce soir avec Cara Hoffman est annulée parce que l’auteure a eu un empêchement majeur de dernière minute. Nous ferons notre possible pour reprendre l’événement au printemps prochain. Merci de votre compréhension.
///
Unfortunately, tonight’s discussion with Cara Hoffman is cancelled. An unforeseen, last-minute, impediment prevented her from catching her flight. We will do our best to have the event in the Spring. Thanks you for your understanding.

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Arrivage de livres neufs

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Antoine Gimenez et les Giménologues
Préface de François Godicheau
Éditions Libertalia
Coffret deux livres + CD-Rom
1000 pages
$33

LES FILS DE LA NUIT
Souvenirs de la guerre d’Espagne. 19 juillet 1936 – 9 février 1939.

« Dans les trous creusés au flanc des collines d’Aragon, des hommes vécurent fraternellement et dangereusement sans besoin d’espoir parce que vivant pleinement, conscients d’être ce qu’ils avaient voulu être… Bianchi, le voleur qui offrit le produit de ses cambriolages pour acheter des armes. Staradolz, le vagabond bulgare qui mourut en seigneur. Bolchakov, le makhnoviste qui, bien que sans cheval, perpétua l’Ukraine rebelle. Santin le Bordelais dont les tatouages révélaient la hantise d’une vie pure. Giua, le jeune penseur de Milan venu se brûler à l’air libre. Gimenez aux noms multiples qui démontra la puissance d’un corps débile… »
Louis Mercier, alias Ridel, Refus de la légende, 1956

Le premier livre de ce coffret est constitué du manuscrit original des Souvenirs de la guerre d’Espagne, d’Antoine Gimenez (1910-1982). Il y conte tout ce qu’il a vécu au sein de la colonne Durruti, entre 1936 et 1938, sur le front d’Aragon. Le second livre est consacré à une étude critique du Groupe international de cette colonne, portant sur les principaux épisodes de la guerre dans sa zone d’intervention, sur les collectivités paysannes et, plus généralement, sur les groupes de francs-tireurs, les « Fils de la Nuit », formés sous le contrôle des colonnes. Cet appareil critique a été entièrement revu et corrigé pour cette édition et il a été notablement augmenté, à la suite des multiples rencontres provoquées par l’édition de 2006 et aux recherches poursuivies depuis. Enfin, un CD-Rom rassemble dix heures d’émissions consacrées au récit d’Antoine Gimenez.

« Les Fils de la nuit est un livre remarquable par tant de côtés qu’on ne sait trop comment en rendre compte. Doit-on dire que nous tenons là le plus précieux des témoignages sur ce qui fut la guerre civile d’Espagne et qui aurait pu être la première révolution vraiment prolétarienne ? Ou souligner que, sans le secours décisif de quelques libertaires, ce témoignage, pour singulier qu’il soit, aurait perdu à ne pas être assorti d’un appareil de notes, proprement extraordinaire, qui le rend si éclairant ? »
Gérard Guégan, Sud-Ouest

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Michel Cordillot
Éditions Spartacus
236 pages (15×21)
$20

EUGÈNE VARLIN – Internationaliste et communard

D’Eugène Varlin, exécuté sommairement comme tant d’autres à la fin de la semaine pendant laquelle le gouvernement de Thiers noya la Commune dans le sang, on retient d’abord la figure lumineuse de rigueur et de probité qui fut la sienne pendant les quelques semaines qu’elle dura, notamment lorsqu’il fut en charge de ses finances. Maxime Du Camp, l’un des pourfendeurs les plus méprisants de la Commune, alla jusqu’à déplorer la manière dont il fut tué, à 32 ans.

Mais auparavant, pendant les dernières années du Second empire, Eugène Varlin avait déployé une énergie extraordinaire et fait preuve de talents de rassembleur et d’organisateur rarement égalés pour amener le monde ouvrier, et d’abord celui de Paris, fait d’ouvriers des fabriques et d’artisans, à s’associer et à se fédérer. C’était pour lui une étape indispensable non seulement pour que ceux-ci puissent défendre leurs conditions de travail et d’existence, mais aussi pour qu’ils se préparent à mettre en œuvre eux-mêmes un jour « l’outillage social et l’organisation de la production ».

Lorsqu’enfin, en 1864, le délit de «coalition» est abrogé, Eugène Varlin va initier et faire vivre divers organismes d’assistance mutuelle propres aux ouvriers mais aussi un magasin d’alimentation et une série de restaurants ouvriers coopératifs. En 1864 encore, un petit groupe d’ouvriers crée la section française de l’Association internationale des travailleurs et Eugène Varlin les rejoint. Partisan inlassable de l’organisation des ouvriers en syndicats, ses efforts seront couronnés en 1869 par la formation de la première fédération parisienne des sociétés ouvrières.

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Georges Lapierre
L’Insomniaque Éditeur
608 pages (17,5 x 10,5)
Prix : $30

ÊTRE OURAGANS – Écrits de la dissidence

Être ouragans est composé de trois livres en un volume qui forment comme un triptyque. Ces trois livres sont indépendants les uns des autres, et peuvent être lus dans le désordre, bien que liés entre eux en ce qu’ils sont le fruit d’une même réflexion sur différents aspects de notre réalité Comment saisir notre présent, cette réalité fuyante, souvent inédite, trop familière pour être connue ?

L’auteur a cherché à contourner cette familiarité en prenant le parti de la dissidence pour proposer une perspective décalée sur ce qui constitue notre réalité.
Le premier livre est intitulé De la réalité et des représentations que nous en avons ; il s’agit d’un discours sur la réalité en tant que soi, en tant que réalité de la pensée se réalisant ; l’auteur y critique deux concepts qui sont propres à la représentation moderne

et occidentale du monde et de l’être : celui de nature et celui d’individu.
Le deuxième livre contient Six thèses pour une brève histoire du capitalisme des origines à nos jours ; il s’agit cette fois d’une analyse de l’apparence comme réalité.
Le troisième livre parle de la résistance que les peuples indiens du Mexique opposent à l’avancée du monde marchand : il s’intitule L’expérience mexicaine et se présente comme une chronique des temps présents.

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Les Giménologues
L’Insomniaque Éditeur
448 pages (24×16,8)
$30

¡A ZARAGOZA O AL CHARCO! – Aragon 1936-1938. Récits de protagonistes libertaires

Le 19 juillet 1936, Saragosse tombe aux mains des troupes franquistes soulevées contre la république espagnole. La chute de la « perle anarchiste » représente une terrible catastrophe pour le camp libertaire.

En Catalogne et en Aragon, des volontaires se mobilisent pour reprendre la ville – et, pour la plupart, l’offensive ne peut se dissocier de la mise en œuvre du communisme libertaire.
C’est ce que retrace cet ouvrage, ancré dans des récits d’hommes et de femmes engagés à divers titres dans ce processus à la fois militaire et révolutionnaire, que les anarchistes se retrouveront peu à peu seuls à poursuivre.

Chercheurs autodidactes mais extrêmement lettrés et méticuleux, les Giménologues ont rencontré ces rescapés – ou leurs enfants – dans la foulée d’un premier livre traitant de la révolution espagnole, Les Fils de la Nuit, élaboré autour des souvenirs d’Antoine Gimenez et également coédité par L’Insomniaque éditeur. Dans la continuité des Fils de la Nuit, les Giménologues tentent une nouvelle fois d’articuler les histoires particulières et l’analyse des questions collectives. Ils ont ajouté des développements de leur cru sur la nature du projet communiste libertaire, ainsi que sur la polémique, encore entretenue de nos jours, à propos d’une supposée cruauté spécifique des anarchistes espagnols.

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