Arrivage de livres neufs

box3d-460px-ff763
Antoine Gimenez et les Giménologues
Préface de François Godicheau
Éditions Libertalia
Coffret deux livres + CD-Rom
1000 pages
$33

LES FILS DE LA NUIT
Souvenirs de la guerre d’Espagne. 19 juillet 1936 – 9 février 1939.

« Dans les trous creusés au flanc des collines d’Aragon, des hommes vécurent fraternellement et dangereusement sans besoin d’espoir parce que vivant pleinement, conscients d’être ce qu’ils avaient voulu être… Bianchi, le voleur qui offrit le produit de ses cambriolages pour acheter des armes. Staradolz, le vagabond bulgare qui mourut en seigneur. Bolchakov, le makhnoviste qui, bien que sans cheval, perpétua l’Ukraine rebelle. Santin le Bordelais dont les tatouages révélaient la hantise d’une vie pure. Giua, le jeune penseur de Milan venu se brûler à l’air libre. Gimenez aux noms multiples qui démontra la puissance d’un corps débile… »
Louis Mercier, alias Ridel, Refus de la légende, 1956

Le premier livre de ce coffret est constitué du manuscrit original des Souvenirs de la guerre d’Espagne, d’Antoine Gimenez (1910-1982). Il y conte tout ce qu’il a vécu au sein de la colonne Durruti, entre 1936 et 1938, sur le front d’Aragon. Le second livre est consacré à une étude critique du Groupe international de cette colonne, portant sur les principaux épisodes de la guerre dans sa zone d’intervention, sur les collectivités paysannes et, plus généralement, sur les groupes de francs-tireurs, les « Fils de la Nuit », formés sous le contrôle des colonnes. Cet appareil critique a été entièrement revu et corrigé pour cette édition et il a été notablement augmenté, à la suite des multiples rencontres provoquées par l’édition de 2006 et aux recherches poursuivies depuis. Enfin, un CD-Rom rassemble dix heures d’émissions consacrées au récit d’Antoine Gimenez.

« Les Fils de la nuit est un livre remarquable par tant de côtés qu’on ne sait trop comment en rendre compte. Doit-on dire que nous tenons là le plus précieux des témoignages sur ce qui fut la guerre civile d’Espagne et qui aurait pu être la première révolution vraiment prolétarienne ? Ou souligner que, sans le secours décisif de quelques libertaires, ce témoignage, pour singulier qu’il soit, aurait perdu à ne pas être assorti d’un appareil de notes, proprement extraordinaire, qui le rend si éclairant ? »
Gérard Guégan, Sud-Ouest

couv_3045

Michel Cordillot
Éditions Spartacus
236 pages (15×21)
$20

EUGÈNE VARLIN – Internationaliste et communard

D’Eugène Varlin, exécuté sommairement comme tant d’autres à la fin de la semaine pendant laquelle le gouvernement de Thiers noya la Commune dans le sang, on retient d’abord la figure lumineuse de rigueur et de probité qui fut la sienne pendant les quelques semaines qu’elle dura, notamment lorsqu’il fut en charge de ses finances. Maxime Du Camp, l’un des pourfendeurs les plus méprisants de la Commune, alla jusqu’à déplorer la manière dont il fut tué, à 32 ans.

Mais auparavant, pendant les dernières années du Second empire, Eugène Varlin avait déployé une énergie extraordinaire et fait preuve de talents de rassembleur et d’organisateur rarement égalés pour amener le monde ouvrier, et d’abord celui de Paris, fait d’ouvriers des fabriques et d’artisans, à s’associer et à se fédérer. C’était pour lui une étape indispensable non seulement pour que ceux-ci puissent défendre leurs conditions de travail et d’existence, mais aussi pour qu’ils se préparent à mettre en œuvre eux-mêmes un jour « l’outillage social et l’organisation de la production ».

Lorsqu’enfin, en 1864, le délit de «coalition» est abrogé, Eugène Varlin va initier et faire vivre divers organismes d’assistance mutuelle propres aux ouvriers mais aussi un magasin d’alimentation et une série de restaurants ouvriers coopératifs. En 1864 encore, un petit groupe d’ouvriers crée la section française de l’Association internationale des travailleurs et Eugène Varlin les rejoint. Partisan inlassable de l’organisation des ouvriers en syndicats, ses efforts seront couronnés en 1869 par la formation de la première fédération parisienne des sociétés ouvrières.

etrouragans-150x220

Georges Lapierre
L’Insomniaque Éditeur
608 pages (17,5 x 10,5)
Prix : $30

ÊTRE OURAGANS – Écrits de la dissidence

Être ouragans est composé de trois livres en un volume qui forment comme un triptyque. Ces trois livres sont indépendants les uns des autres, et peuvent être lus dans le désordre, bien que liés entre eux en ce qu’ils sont le fruit d’une même réflexion sur différents aspects de notre réalité Comment saisir notre présent, cette réalité fuyante, souvent inédite, trop familière pour être connue ?

L’auteur a cherché à contourner cette familiarité en prenant le parti de la dissidence pour proposer une perspective décalée sur ce qui constitue notre réalité.
Le premier livre est intitulé De la réalité et des représentations que nous en avons ; il s’agit d’un discours sur la réalité en tant que soi, en tant que réalité de la pensée se réalisant ; l’auteur y critique deux concepts qui sont propres à la représentation moderne

et occidentale du monde et de l’être : celui de nature et celui d’individu.
Le deuxième livre contient Six thèses pour une brève histoire du capitalisme des origines à nos jours ; il s’agit cette fois d’une analyse de l’apparence comme réalité.
Le troisième livre parle de la résistance que les peuples indiens du Mexique opposent à l’avancée du monde marchand : il s’intitule L’expérience mexicaine et se présente comme une chronique des temps présents.

zaragoza-709x1024

Les Giménologues
L’Insomniaque Éditeur
448 pages (24×16,8)
$30

¡A ZARAGOZA O AL CHARCO! – Aragon 1936-1938. Récits de protagonistes libertaires

Le 19 juillet 1936, Saragosse tombe aux mains des troupes franquistes soulevées contre la république espagnole. La chute de la « perle anarchiste » représente une terrible catastrophe pour le camp libertaire.

En Catalogne et en Aragon, des volontaires se mobilisent pour reprendre la ville – et, pour la plupart, l’offensive ne peut se dissocier de la mise en œuvre du communisme libertaire.
C’est ce que retrace cet ouvrage, ancré dans des récits d’hommes et de femmes engagés à divers titres dans ce processus à la fois militaire et révolutionnaire, que les anarchistes se retrouveront peu à peu seuls à poursuivre.

Chercheurs autodidactes mais extrêmement lettrés et méticuleux, les Giménologues ont rencontré ces rescapés – ou leurs enfants – dans la foulée d’un premier livre traitant de la révolution espagnole, Les Fils de la Nuit, élaboré autour des souvenirs d’Antoine Gimenez et également coédité par L’Insomniaque éditeur. Dans la continuité des Fils de la Nuit, les Giménologues tentent une nouvelle fois d’articuler les histoires particulières et l’analyse des questions collectives. Ils ont ajouté des développements de leur cru sur la nature du projet communiste libertaire, ainsi que sur la polémique, encore entretenue de nos jours, à propos d’une supposée cruauté spécifique des anarchistes espagnols.

Cet article a été publié dans Non-classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s