NOUVEAUTÉS À L’INSOUMISE : MARS 2016

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Éclats d’anarchie, passage de mémoire

Freddy Gomez

Conversations avec Guillaume Goutte

Fils de l’exil libertaire espagnol, Freddy Gomez, historien de formation et correcteur de métier, se revendique d’un anarchisme clairement hétérodoxe et capable de cultiver de manière critique sa propre histoire. C’est dans cette perspective qu’il a animé, de 2001 à 2014, la revue À contretemps (des numéros sont encore disponibles à L’Insoumise).

Trois années de conversations avec Guillaume Goutte, jeune historien anarchiste, ont donné naissance à ce livre, réflexion sur l’expérience d’une vie et plus d’un demi-siècle d’histoire sociale et révolutionnaire de part et d’autre des Pyrénées, faisant revivre mai 68 et le mouvement lycéen, la reconstruction de la CNT en Espagne postfranquiste, le syndicat du Livre parisien entre 1970 et 2000.

496 pages – 12 x 17 cm
$28
Rue des cascades

 

 

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Voleur et anarchiste

Alexandre Marius Jacob par Jean-Marc Delpech

En ce début de XXe siècle, la criminalité augmenterait dans des proportions inquiétantes. La France a peur et la Belle Époque n’est qu’un leurre. Tout en haut, une bourgeoisie arrogante et triomphante. Tout en bas, la masse des traîne-misère et l’ordre répressif. Pas bouger, le pauvre ! Sinon, prison, bagne, échafaud. Le droit de vivre ? Il ne se mendie pas pour le voleur Alexandre Jacob. Le droit de vivre ? Il se prend, nom d’une pince-monseigneur ! Avec Jacob et sa bande, le vol se pratique de manière industrielle et la rapine devient politique. Travailleurs de la nuit, maison anarchiste fondée en 1900. Mais l’honorable entrepreneur de démolition sociale va payer cher ses atteintes à la propriété.

Jean-Marc Delpech, historien et enseignant, livre une biographie haute en couleur de l’honnête cambrioleur Alexandre Marius Jacob (1879-1954). Suivi de Pour en finir avec Arsène Lupin.

200 pages
nada éditions    $25

 

 

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Art et technique

MUMFORD Lewis

Dans ces conférences, inédites en français, tenues en 1951, Mumford précise  que « l’art et la technique représentent deux aspects inhérents à l’organisme humain », constate que « la technique devient de plus en plus automatique, de plus en plus impersonnelle, (…) tandis que l’art, par réaction, semble devenir plus névrotique et plus autodestructeur », et expose son but : « rétablir la relation fonctionnelle entre ces deux aspects de la vie ».

Si les notions d’équilibre et de mesure, chères à Mumford, n’ont pas suffi à elles seules à restaurer quoi que ce soit, elles semblent indispensables à la menée de la dernière aventure humaine : l’instauration de la liberté individuelle et collective.

Coédition avec les Éditions de la Roue

192 pages   $22

La lenteur

 

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Agriculture urbaine

Vers une réconciliation ville-nature

de Antoine Lagneau, Marc Barra et Gilles Lecuir  

Un concentré d’utopies concrètes pour aménager et nourrir la ville, reconnecter le citadin à la nature et répondre au défi climatique !

De la culture de friches urbaines à l’expérimentation de potagers sur les toits parisiens, des initiatives associatives aux expérimentations professionnelles, l’agriculture urbaine réinvente la ville et ses rapports à la nature.

Enjeu environnemental, social et économique, l’agriculture urbaine redessine la ville en proposant un nouvel imaginaire. Lentement, nous assistons à une réconciliation entre le citadin et la nature  par le biais d’une cité qui (re)devient comestible.

Comprendre ce récit urbain du XXIe siècle, telle est l’ambition de cet ouvrage qui présente un panorama de la diversité des acteurs, des formes et des pratiques de ce mouvement en Île-de-France, en France et à l’étranger.

Les relations entre nature et agriculture urbaine sont ici explorées à travers de nombreux témoignages et expériences d’associations, de collectivités et de chercheurs, qui aident à comprendre comment, en créant des habitats pour les espèces, en participant au renforcement des trames vertes ou en contribuant à restaurer les sols urbains dégradés, cultiver en ville est aujourd’hui une véritable chance pour reconquérir la biodiversité dans nos rues et nos quartiers. Avec l’agriculture urbaine, nous nous donnons peut-être enfin la possibilité de tourner le dos à un siècle de minéralisation et de vision quasi hygiéniste qui a conduit à la destruction du moindre brin d’herbe dans nos cités.

300 pages

$30

Le passager clandestin

 

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 C’est possible !

Une femme au cœur de la lutte de Lip (1973-1974)

Monique Piton

Édition établie par Charles Jacquier

En avril 1973, l’entreprise Lip de Besançon, fleuron de l’industrie horlogère française, est rachetée par une multinationale et soumise à un plan de délocalisation entraînant son démantèlement et le licenciement des 1 200 employés. Grâce à un Comité d’action qui libère la parole, l’imagination et la créativité de toutes et tous, en lien avec les syndicats, les travailleuses et travailleurs de Lip résistent d’une manière exemplaire, inventant ou réinventant des pratiques de lutte, d’action et de démocratie directes qui trouvent un écho national et international avec le slogan : « On fabrique, on vend, on se paie ! » Ils s’emparent du stock de montres, mis en lieu sûr ; celles-ci sont vendues dans toute la France pour leur assurer un salaire. Un restaurant convivial est créé ; des meetings sont organisés, des comités de soutien voient le jour ; une grande marche rassemble 100 000 personnes à Besançon. En janvier 1974, la promesse de reprendre tous les salariés est obtenue et Lip redémarre : c’est la fin du premier conflit. Deux ans plus tard, l’État s’emploie à saborder systématiquement l’entreprise et à briser des vies pour détruire ce symbole de l’autogestion et d’une lutte victorieuse contre les licenciements. Une postface inédite revient sur le second conflit Lip, à partir de 1976.
D’avril 1973 à janvier 1974, Monique Piton a tenu le journal de ce combat, publié aux Éditions des femmes en 1975, où elle mêle le récit de cette lutte et sa vie quotidienne. Voici à nouveau disponible ce témoignage passionnant d’une belle aventure collective qui démontre que la crise n’est pas une fatalité.

384 pages | 13 x 20 cm |
$33

Éditions L’Échappée

 

 

 

 

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