Causerie 30 janvier 14h DIRA | Art rebelle et contre-culture

Événement Facebook de la causerie (Merci de partager!)

1766164-gf

Causerie libertaire avec Anithe de Carvalho autour de son livre

ART REBELLE ET CONTRE-CULTURE
Création collective underground au Québec

30 janvier 14h
Bibliothèque anarchiste DIRA
2035 boulevard Saint-Laurent,
H2X 2T3 Montréal

Gratuit

Au cours des années 1960 et 1970, les artistes néo-avant-gardiste politisés ont remis en question les conventions artistiques et l’institution traditionnelle en élargissant le champ de l’art et en ouvrant la porte à un art nouveau tourné vers des publics que l’on voulait participatifs. Le monde de l’art délaisse les galeries et les musées pour envahir avec ferveur les espaces publics. Dans ces lieux, on explore de nouvelles formes d’expression artistique. Cette époque pleine d’espérance aurait vu l’art et la vie se conjuguer – elle alimente encore aujourd’hui les esprits rebelles, artistiques et politiques. Loin de s’inscrire dans la défense de cette thèse, ce livre a pour objectif de démythifier ces pratiques artistiques, dont les environnements et les événements participatifs ont été médiatisés en dehors de l’espace institutionnel traditionnel.

Pourtant, la néo-avant-garde artistique politisée – ou underground – n’a pas réussi son pari de rester en marge de l’establishment et d’œuvrer à l’extérieur du système ou du champ institutionnel de l’art. Ce livre pose donc la question de l’institutionnalisation de l’art dit subversif au Québec au cours des années 1960 et 1970. Les œuvres participatives de l’underground et ses créations collectives devancent puis renforcent les tendances historiques en matière d’étatisation de la culture dans le cadre de la mise en place d’un nouveau paradigme des politiques culturelles, celle de ladite démocratie culturelle. La plupart du temps, ces œuvres sont réalisées avec l’assentiment et l’appui de l’État et des institutions culturelles et artistiques, au moment de l’élargissement d’un champ culturel dont la vision de l’art relève aussi de l’idéologie de la démocratie culturelle. L’art néo-avant-gardiste politisé des années 1960 et 1970 est donc partie intégrante du champ officiel de l’art, dont les limites ont toutefois été bouleversées, mais sans éclater.

Anithe de Carvalho est historienne de l’art et professeure. Elle est aussi l’auteur du livre « Maurice Demers, œuvre d’art total – Des environnements participatifs à la création collective » (Lux Éditeur)

Cet article a été publié dans Non-classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s