Nouveautés 27 janvier 2015

Bakounine
Entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme

de Maurizio Antonioli
114 p. – 15 x 21 cm. –
Éditions Noir et rouge
$18

« Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme », de Maurizio Antonioli, fut écrit à l’occasion du colloque international d’études bakouniniennes qui célébrait le centenaire de la mort de Michel Bakounine, à Venise du 24 au 26 septembre 1976. Le texte de Maurizio Antonioli présente l’intérêt décisif d’aborder les problèmes qui se posèrent aux militants qui se réclamaient, au début du XXe siècle, de la postérité de l’AIT, de la Fédération jurassienne et du révolutionnaire russe. Il fait le point sur le débat opposant partisans du syndicalisme révolutionnaire et défenseurs de l’organisation politique.

 

Actualité de Bakounine 1814-2014

Ouvrage collectif
160 p. – 14 x 21 cm
Éditions du Monde libertaire
$14

Au sommaire, textes de Frank Mintz (« Bakounine et notre militantisme »), René Berthier (« Théorie politique et méthode d’analyse dans la pensée de Bakounine »), Maurizio Antonioli (« Bakounine syndicaliste ? Une ‘‘vieille’’ polémique toujours actuelle »), Gaetano Manfredonia ( « Bakounine en Italie (1864-1867) : révolution sociale ou  révolution nationale ? »), Jean-Christophe Angaut (« Bakounine contre Dieu, religion et antithéologisme »), Philippe Corcuff (« Sentiers d’une philosophie politique de la liberté et de l’égalité »), Philippe Pelletier (« Bakounine géopolitique, esquisse »).

 

Aymare 1939-1967
Une collectivité anarchosyndicaliste espagnole dans le Lot

de Olivier Hiard
176 p. – 14 x 21 cm –
Éditions libertaires (les)
$17
En 1939, nombreux sont les Républicains espagnols à rejoindre la France, fuyant la guerre et le fascisme après la chute de Barcelone. Accueillis dans des camps de fortune à l’hygiène déplorable et aux conditions de vie précaire, ils s’organisent pour survivre. Parmi ces républicains, des anarchosyndicalistes de la 26e division (ex-colonne Durruti) vont être exfiltrés de ces camps pour rejoindre le Lot. Ils vont être accueillis dans la propriété de Maître Berthon, avocat et ancien député de la Seine. Cette propriété, qui porte le nom d’Aymare, située en Haute-Bouriane, est vendue au cours de cette année 1939 au Mouvement libertaire espagnol (MLE) et permet à des familles de s’y installer. Cet épisode est de courte durée car la guerre balaie sur son passage ce havre de paix. Seuls quelques réfugiés y séjournent durant le conflit, permettant au MLE de conserver intact le lieu.

En 1948, une poignée d’anarchosyndicalistes du MLE épaulés par la CNT reconstituée de l’exil, décident alors de créer la collectivité libertaire d’Aymare. Cette expérience autogestionnaire, quasiment oubliée des mémoires, va exister jusqu’en 1967. Elle donne naissance à une éphémère radio, édifie un dispensaire très moderne qui accueille des malades et mutilés de la guerre, cultive et entretient une exploitation agricole de 120 ha permettant à 25 personnes d’y vivre toute l’année, organise des rassemblements dignes des plus grands festivals de la période. L’entraide, la solidarité, l’égalité, l’autogestion, la fraternité, la culture sont les mots qui caractérisent le coeur de ce projet.

Cet épisode, peu connu de l’histoire de l’exil des républicains espagnols et des anarchosyndicalistes de la CNT en particulier, présente plusieurs intérêts : il révèle la vie de réfugiés durant la Seconde Guerre mondiale, il met fin au mythe du désert autogestionnaire français d’avant la vague des communautés de 68 et met l’accent sur le fait que durant les Trente Glorieuses, il a été possible de vivre autrement de façon solidaire et collective, révolutionnaire et autogestionnaire.

C’est cette aventure humaine que tente d’éclairer ce livre.

 

Barcelone contre ses habitants
1835 – 1937, quartiers ouvriers de la révolution

de Chris Ealham
96 p. – 13,5 x 21,6 cm
Collection : Les réveilleurs de la nuit
Traduction : Elsa Queré
Édition CMDE
$15
Dès 1830, Barcelone connut une expansion urbaine donnant naissance à une nouvelle zone de la ville, le quartier chinois. Ce quartier, sans aucun immigré chinois, avait la réputation d’être le concentré des vices de la plèbe. Chris Ealham, historien anglais, démontre à quel point il s’agissait là d’une construction politique de l’élite barcelonaise, profondément inquiétée par les « classes dangereuses ».

Alors que les conservateurs, de droite ou de gauche, présentèrent la révolution de 1936 à travers le mythe de « la foule enragée », des comités de quartiers nés des barricades, fondés sur le partage et l’auto-organisation ouvrière étaient porteurs d’un projet urbanistique révolutionnaire.

En replaçant l’urbanisme comme lutte permanente entre l’élite et la classe ouvrière, Chris Ealham nous livre une analyse brillante pour appréhender différemment la plus importante tentative anarchiste.

 

Anarchistes contre Franco
Action révolutionnaire internationale 1961-1975

de Octavio Alberola et Ariane Gransac
350 p. – 14 x 21 cm –
Édition Albache
$30

1961. Le congrès de la CNT en exil décide de relancer la lutte clandestine contre le régime franquiste. Ce livre retrace de l’intérieur l’épopée du DI (Défense Intérieur), organisme destiné à coordonner les actions, et de la Fédération Ibérique des Jeunesses libertaires, les réussites, les échecs et les violentes luttes de tendances qui déchirent alors le mouvement anarchiste espagnol.

Le mouvement anarchiste en France
1917-1945

de David Berry
452 p. – 15 x 21 cm
Noir et rouge et Coédition avec les Éditions Libertaires
$35

« Cet ouvrage d’un universitaire britannique est une belle histoire politique des anarchistes français. Ses deux parties sont centrées sur les organisations anarchistes françaises face à la révolution russe de 1917 et à la révolution espagnole de 1936. David Berry a lu un très grand nombre de périodiques, dépouillé des archives, parlé ou correspondu avec des militants. Il discute de manière passionnante les positions et les stratégies qui se mettent en place au fur et à mesure de l’évolution de la situation en Union soviétique d’abord, en Espagne ensuite : passé l’enthousiasme des premières heures, comment se déterminer, quel soutien et quelles critiques apporter, quelles collaborations accepter ? […] On saluera un travail qui n’a pas son équivalent en français, et qui ne craint pas de mettre en lumière les hésitations, les revirements, mais aussi la lucidité et le courage de nombre de militants.»

Marianne Enckell

 

LUCIO, Maçon, anarchiste et faussaire

de Bernard Thomas
300 p. – 13,5 x 19 cm
$15
Éditions du Ravin bleu

Un maçon qui, durant trois décénnies, allait chaque jour travailler au chantier, et le soir, avec la même patience têtue, la même conviction d’homme libre, devenait voleur, braqueur, illégaliste, un des prodigieux faussaire de l’après guerre, fournissant en papiers ses amis anars espagnols puis tous les groupuscules libertaires. La saga de Lucio, qui lui fit rencontrer des personnages aussi divers que le Che (à qui il proposa de ruiner l’Amérique avec des faux dollars) ou Roland Dumas (qui fût son avocat), culmina en 1980, lorsque, à la tête d’un réseau d’une trentaine d’équipes de deux personnes, il inonda la planète de traveller’s chèques de la première banque américaine, la First National City Bank, la délestant d’un pactole estimé à 120 millions de francs.

 

Réfractions, revue n° 33
Regards anarchistes sur la nature humaine

Ouvrage collectif
132 p. – 16 x 24 cm
Réfractions
$20
Il est assez habituel d’attribuer à l’anarchisme la croyance en une « nature humaine » originairement solidaire, qui prédisposerait les individus à vivre dans un type de société où régneraient la justice sociale et la liberté entre égaux, une nature qui aurait été corrompue par une société inégalitaire où la domination des puissants fait régner l’exploitation et la misère sur le grand nombre.

Mais cette vision n’est que la projection sur l’anarchisme des idées de ceux qui pensent que la société est impossible sans contrainte et châtiment, parce que l’être humain est naturellement égoïste et enclin au mal.

Une « nature humaine » en tant qu’essence de l’homme est étrangère à l’anarchisme qui s’inscrit dans le champ des valeurs, non pas dans ce qui est mais dans ce qu’il faut construire.

 

L’inventaire, revue
n°1. Automne 2014

Ouvrage Collectif
80 p. – 15.5 x 24 cm
La Lenteur
$13

L’Inventaire est une revue de critique sociale à parution semestrielle.

Animé par la volonté d’exprimer et de faire entendre une certaine manière de critiquer le monde contemporain, le comité de rédaction se donne pour but de reprendre et poursuivre ce qui est traditionnellement appelé la question sociale par la publication de productions originales, de textes d’auteurs méconnus ou mal lus, de traductions et de contributions extérieures susceptibles de faire de cette publication un lieu d’échanges et de débats.

Au fil des numéros nous ne nous refuserons aucun genre littéraire, aucune thématique du moment qu’elle nous parait s’inscrire dans la ligne que nous souhaitons privilégier, celle qui permettra de rendre possible l’inventaire de ce qui, dans les idées comme dans les pratiques, reste à défendre, mérite d’être reconsidéré ou doit être écarté.

Nous espérons ainsi pouvoir diffuser des idées et en proposer d’autres, pour que le courant qu’elles forment gagne en étendue comme en profondeur, et contribue à l’élaboration d’une culture critique commune.

 

Cet article a été publié dans Classiques de l'anarchisme, Livres en français, Section Philosophie, Section Révolution espagnole de 1936, Section syndicalisme, anarcho-syndicalisme. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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