NOUVEAUX ARRIVAGES À L’INSOUMISE – Pour finir 2013 en lectures radicales !

¡ Viva la social !
Anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (1860-1930)

  • 304 p. –  $25

Cet ouvrage est le premier volume de la collection America libertaria dont l’objet est de se consacrer à l’étude du mouvement anarchiste, sous ses différentes expressions, en Amérique Latine. Cette première livraison entend donner, au moyen de plusieurs contributions, un aperçu, non exhaustif, de l’influence des conceptions anarchistes sur le mouvement ouvrier – mais aussi paysan – latino-américain (Argentine, Équateur, Mexique, Paraguay, Pérou) au cours de la période 1860-1930, qui fut celle de son apogée.

Contributions de Joël Delhom, David Doillon, Hélène Finet, Guillaume de Gracia, Ricardo Melgar Bao, Pierre-Henri Zaidman

Co-édition NADA, Noir et Rouge et les Éditions libertaires.

——————–

 

La révolution fut une belle aventure
Des rues de Berlin en révolte aux mouvements radicaux americains (1918-1934)

par Paul Mattick

Traduit de l’allemand par Laure Batier et Marc Geoffroy
Préface de Gary Roth / Notes de Charles Reeve

192 pages |  $22

Gamin révolté des rues du Berlin de l’après-Grande guerre, Paul Mattick commence par s’engager dans le mouvement spartakiste avant de devenir communiste anti-bolchevique. Au cœur des années de feu de la révolution allemande (1918-24), il nous raconte son incroyable parcours, entre action directe et répression, illégalisme et clandestinité. Le reflux du mouvement révolutionnaire et la montée en puissance des forces autoritaires – stalinisme et nazisme –, le poussent, comme tant d’autres, à l’émigration.

Aux États-Unis, il s’engage aux côtes des IWW et d’autres groupes radicaux, puis il participe au grand mouvement des chômeurs des années 1930 où se mêlent hobos, syndicalistes et révolutionnaires. Il nous plonge dans ces moments d’intense agitation sociale, aujourd’hui méconnus. 

La belle aventure, ce fut, d’un continent à l’autre, la traversée des années bouillonnantes de l’« âge des extrêmes ». Paul Mattick la raconte avec une sagacité qui laisse toute la place à ses camarades de lutte, à ses ennemis aussi, aux débats d’idées qui accompagnent toujours l’action, à la rencontre des ouvriers radicaux avec les avant-gardes artistiques de l’époque, expressionnistes et dadaïstes. Ce témoignage exceptionnel restitue l’ambiance de mondes disparus secoués par le puissant désir d’une société libérée de l’exploitation. Désir qui court au fil de ces pages et qui est, lui, d’une fraîcheur et d’une actualité saisissante.

On peut lire en cliquant ici une entrevue avec les traducteurs qui est très intéressante sur le parcours de Mattick  dans le journal Article11 .

On trouvera aussi à la librairie d’autres livres de Mattick dont :

Le marxisme : dernier refuge de la bourgeoisie  publié par ENTREMONDE :

 ———————–

Philippe Pelletier – Géographie et anarchie

Éditions du Monde libertaire   $33

Pourquoi trouve-t-on plusieurs géographes parmi les théoriciens du mouvement anarchiste constitué au cours des années 1880, suite à la Première Internationale ? Godwin, Proudhon ou Bakounine offrent déjà des réflexions sociologiques et politiques mais aussi spatiales à travers la question du fédéralisme libertaire, des nationalités ou de la démographie. La géographie d’Élisée Reclus est déjà bien étudiée par plusieurs spécialistes, mais il fallait approfondir ses rapports avec l’anarchie. Philippe Pelletier se propose de le faire, en l’élargissant à la pensée de ses amis anarchistes et géographes qu’étaient Pierre Kropotkine et Léon Metchnikoff.

Contrairement à la théorie marxiste qui préfère l’histoire ou l’économie, une logique commune relie la géographie et l’anarchie. Il ne s’agit pas de soumettre l’une à l’autre, et réciproquement, mais de réfléchir librement sur ce qui les anime et les rapproche : une vision du monde et des peuples, la compréhension de l’Ailleurs, la reconnaissance des besoins humains et des ressources, l’aménagement du territoire, la commune et le fédéralisme, la poésie et le paysage, le rapport à la nature, et la confrontation avec l’écologie.

Abordant de façon critique le marxisme et l’écologisme, sans céder au prêt à penser scientifique ou politique, ce livre donne des outils de réflexion et d’expériences historiques pour libérer les espaces de toute domination.

 ——————-

Marco Camenisch –  Résignation est complicité   

Éditions ENTREMONDE • mai 2013
• 160 pages    $15

Alors qu’en Suisse, malgré une forte résistance, la construction de centrales nucléaires se poursuit, Marco Camenisch fait partie de ceux qui, au sein du mouvement antinucléaire, refusent de se résigner. En 1980, il est arrêté pour le dynamitage d’un pylône de ligne à haute tension et d’une centrale de transformation électrique. Lors de son procès, il lit une longue déclaration : Paix aux chaumières, guerre aux palais ! En cavale ou en prison, Marco Camenisch ne cesse de lancer ses mots contre les puissants. Ses textes contribuent au développement et au renforcement de la lutte contre toute forme de domination, d’oppression et d’exploitation, en défense de tous les êtres vivants. La prison devait détruire Marco Camenisch, guerrier captif depuis maintenant vingt ans, mais il mène depuis sa cellule une intense résistance et participe aux luttes des prisonniers. Il ne se laisse ni détruire, ni pacifier. Se résigner, c’est être complice.

Après avoir abandonné son apprentissage de fermier, Marco Camenisch (né en 1952) s’engagea dans le mouvement antinucléaire suisse des années 1970. Il fut arrêté en 1980 pour le dynamitage d’un pylône de ligne à haute tension. S’échap-pant de prison en 1981, arrêté de nouveau en 1991 en Toscane et extradé en Suisse en 2002, il est actuellement emprisonné à Lenzburg.

 —————–
   

Georges Sorel   –  Réflexions sur la violence

Éditions ENTREMONDE  mai 2013
• 272 pages     $25

Peut-être est-ce la position ambiguë de ce qui fut le livre de chevet des radicaux autant de gauche que de droite qui l’a fait glisser dans les failles de la mémoire historique ? Écrites par le plus éminent des marxistes de France au moment précis où le prolétariat y était au faîte de sa puissance, les Réflexions sur la violence s’attellent à en illustrer les secrets non seulement historico-politiques, mais également psychologiques. La violence y acquiert un statut inédit : ni plus moyen ni fin, elle devient la manifestation de la division de classe au cœur du social, contre une entropie démocratique ne permettant aucune autonomie. Or, de cette autonomie dépend la possibilité d’une articulation entre les idées et les conditions d’existence sans laquelle une présence révolutionnaire ne pourrait jamais se conjuguer au présent, restant prise dans l’ingénierie du futur et l’imitation du passé propres à l’utopisme. Au fil des pages, l’image mythique qui nous est restée du syndicalisme révolutionnaire de la Belle Époque en vient à discerner son origine dans le fait même que ses protagonistes ont vécu la grève générale comme l’émanation d’un mythe.

Ingénieur des ponts et chaussées jusqu’à l’âge de 45 ans, Georges Sorel (1847-1922) se consacre à la théorie marxiste à partir de l’Affaire Dreyfus et devient la figure de proue du syndicalisme révolutionnaire. Après avoir fréquenté les milieux monarchistes, il revient au communisme avec la guerre. On lui doit notamment : L’Avenir socialiste des syndicats (Librairie de l’Art social, 1898), Les Illusions du progrès, (Marcel Rivière, 1908) et Matériaux d’une théorie du prolétariat (Marcel Rivière, 1919).

Cet article a été publié dans Non-classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s