Nouveauté| « Rupture anarchiste et trahison pro-féministe » textes de Léo Thiers-Vidal

Quelques textes écris par Léo Thiers-Vidal sont ici rassemblés en un recueil grâce à Corinne Monnet, Sabine Masson, Samuel Morin et Yeun Lagadeuc-Ygouf. Dans ces articles, l’auteur analyse sans concession les formes, ouvertes ou plus subtiles, que prend le masculinisme en milieu militant, notamment anarchiste. En guise d’introduction à cette lecture, voici un extrait de la préface que vous pouvez lire au complet en cliquant ici.

«[pour les hommes militants de gauche] Renforcer le système patriarcal en ayant l’air, de prime abord, faussement subversif est donc très aisé. Mais le renforcer en croyant, de bonne foi, qu’on tente de le subvertir, est hélas tout aussi facile. Or, l’exigence de Léo Thiers-Vidal lui a permis de dépasser cet écueil. Cette exigence est triple : lire réellement les travaux des chercheuses féministes, c’est à dire sans en évacuer ce qui pourrait être susceptible de le déranger ; ne jamais oublier qu’il pense les rapports sociaux de sexe à partir d’une position oppressive et enfin, s’engager concrètement aux côtés de militantes féministes, des femmes et plus largement, des opprimé-e-s.

Cette humilité et cette exigence ont permis aux textes de Léo Thiers-Vidal de sonner juste… et fort, grâce à la colère et l’empathie qui les animent. Ces textes sont comme autant de camarades auxquels on a envie de donner la main, avec la sensation qu’on ne nous écrabouillera pas les doigts, cette fois-ci. Il ne s’agit pas de les regarder avec les yeux mouillés de la groupie reconnaissante. Bien au contraire. Ces textes sont des scalpels pour disséquer le dominant, l’oppresseur – mon dominant, mon oppresseur – ; des scalpels taillés pour couper dans le vif, des armes qui ne s’useront que si on s’en sert.»

Léo Thiers-Vidal est l’auteur d’une thèse de sociologie sous la direction de Christine Delphy, « De l’Ennemi Principal aux principaux ennemis: Position vécue, subjectivité et conscience masculines de domination. » qu’il a soutenue en octobre 2007 et obtenue avec la mention très honorable. Il a longtemps milité auprès de femmes victimes de violences mais aussi d’enfants. Il a fondé en 1999 l’association « Mères en Lutte » qui tentait d’assister des mères essayant de secourir leurs enfants victimes d’agressions sexuelles dans un contexte de séparation. Épuisé par des années de militantisme, Léo est tragiquement décédé dans la nuit du 11 au 12 novembre 2007.
(Description inspirée du site 1libertaire.free.fr)

Pour lire plus de textes de Léo Thiers-Vidal, cliquez ici

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