Atelier: Introduction aux idées anarchistes mardi 29 avril 18h au Cégep du Vieux-Montréal

L’Insoumise invite toutes personnes intéressées de près ou de loin à l’anarchisme à assister à cet atelier organisé par le Comité Libertad de l’AGECVM.

https://www.facebook.com/events/860771940615491/

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Local 4.79 (caf des profs) du cégep du Vieux Montreal

L’atelier est articulé à partir des principes, stratégies et tactiques utilisés par une variété de mouvements anarchistes récents et moins récents. Différentes stratégies (build-up d’un mouvement de masse, insurrectionnisme) et tactiques seront présentées en les comparant de façon contextuelle afin de montrer leurs forces et limites respectives, et quelques exemples de réussites et d’échecs de part et d’autre.

Une seconde partie portera sur les problèmes organisationnels plus concrets tels que la culture activiste, la vaisselle militante (travail invisible et/ou ingrat), la culture relationnelle, le poids du patriarcat et l’éternel manque de temps.

La présentation sera suivie de discussions plus approfondies autour de différents thèmes comme l’éducation (des enfants) et utilisation de l’autorité, forces et limites respectives de l’«insurrectionnisme» et de l’«anarchisme de masse», anarchismes et écologies, machisme, sexisme et patriarcat, être anarchiste minoritaire en milieu/organisation réformiste : que faire? ou ghetto militant : réflexions sur la culture militante et la lutte avec des personnes «moins radicales».

La présentation est faite par un militant actif depuis plusieurs années dans différents collectifs anarchistes, dont le comité libraire de la librairie anarchiste L’Insoumise.

L’atelier s’adresse à toute personne intéressée de près ou de loin à l’anarchie.

De la bière sera vendue au coût de 2$.

La salle est accessible aux fauteuils roulants.

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Arrivage de livres usagés (mise à jour 23 avril)

Nous publions les titres les plus intéressants parmi les livres usagés que nous recevons à chaque semaine. Ces livres sont disponibles en un seul exemplaire.

Étant donné leur petit prix, ils risquent de partir vite. Vous pouvez nous appelez pour demander une mise de côté valide pour une période d’une semaine (pour plus de détails lire ici). Si vous pensez passer à la librairie sans avoir demandé de mise de côté, appelez avant à la librairie pour vous assurer que le livre que vous désirez est toujours disponible : (514) 313-3489.

George Orwell
une vie

Bernard Crick
Seuil Point 1984
3$ Section Orwell


ZUP!
Petites histoires des grands ensembles
Fred Morisse
insomniaque 2005
6,25$ littérature anarchiste

Oviri
Écrits d’un sauvage

Paul Gauguin
Gallimard 1974
4,50$ anarchisme vert

Pour un féminisme libertaire
Micheline de Sève
Boréal Express 1985
5$ féminisme libertaire (souligné)


Les femmes du refus global
Patricia smart
Boréal 1998
5$ féminisme


Propaganda
Jacques Ellul
Vintage books 1965
6$ anarchisme contemporain

Walden
Henry David Thoreau
Bramhall house 1951
6$ anarchisme vert

A living spirit of revolt
The infrapolitics of anarchism
Ziga Vodovnik
PM presss
8,5$ anarchisme contemporain

The Unknown Revolution
Voline
black and red 1974
9$ histoire de l’anarchisme

Voir les livres usagés arrivés précédemment…

Lire la suite

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Nouveautés Lux Éditeur et Écosociété

Un printemps rouge et noir
Collectif sous la direction de Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri
Écocosiété 2014
29$ anarchisme contemporain

Comme si nous étions déjà libres
David Greaber
lux 2014
30$ anarchisme contemporain

l’anarchisme expliqué à mon père
Thomas Déri et Francis Dupuis-Déri
lux 2014
15$ ABC de l’anarchisme

Petit éloge de l’anarchisme
James C. Scott
Lux 2013
20$ ABC de l’anarchisme


Bâtiment 7
Victoire populaire à Pointe-Saint-Charles
La pointe libertaire
Écosociété 2014
appelez pour savoir le prix

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Causerie Libertaire lundi 14 avril : Les nouveaux lieux de la dissidence et leurs formes actuelles

bosnieVous pouvez confirmer votre participation via l’évènement Facebook, mais ce n’est pas obligatoire.

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Causerie libertaire
LES NOUVEAUX LIEUX DE LA DISSIDENCE ET LEURS FORMES ACTUELLES

 Lundi 14 avril de 18h30 à 21h
Au DIRA
2035 st-Laurent
3ème étage au dessus de la librairie L’Insoumise
près de Ontario et de la station de Métro St-Laurent

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Comment appréhender ces nouveaux lieux de dissidence et quels sont les leviers de l’émancipation qui sont mis en avant dans les mouvements actuels de cette dissidence ?

Bosnie – Indignés espagnols – Notre dame des Landes – Grèce – Port-Saïd – pointes plus visibles de la dissidence en cours.

Ce qu’ils portent :

-          organisation et démocratie directe
-          espaces de discussion
-          dérision
-          remise en cause de la politique
-          critique radicale des syndicats liés au politique
-          solidarités
-          actives recherches d’un mode de représentations nouvelles

Venez débattre et questionner ces lieux de combat et d’affirmation, porteurs d’espoirs.

Nous nous posons tous des questions sur le comment élaborer, sans naïveté, des idées nouvelles et comment les répandre et comment lutter avec plus de cohérence et de cohésion.

Au Québec, un mouvement étudiant trahi, une répression violente, des arrestations de masse, des syndicats corrompus, une classe politique synonyme d’achats de vote, une économie triomphante, concourent à un système de domination qui occupe le vide social et la résignation culturelle.

Face à un adversaire qui ne plaisante pas, la détermination à lutter, à comprendre, à proposer, et à se méfier de toute récupération doit toujours être innovante et présente.

C’est ce que nous souhaitons débattre.

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Nouveauté en ligne|Introduction anarchiste au capital et à l’État

Voici un livre tellement récent que nous ne l’avons pas à la librairie. L’esprit d’éducation populaire derrière ce livre a amené les Éditions Libertaires à le mettre en ligne dès sa parution! Les quelques mots de l’éditeur à la fin de ce billet témoigne de cette volonté de publier des livres de manière conséquente à la foi dans la théorie et la pratique.

La monnaie de leur pièce – Pleins feux sur le Capital et l’Etat, Jean Rat, Editions libertaires, paru le 26 mars 2014.

Cliquez sur l’image pour ouvrir le fichier PDF du livre qui vous permettra de le lire

4ème de couverture de l’éditeur :

Qu’est-ce que le capitalisme ? Qu’est-ce que l’État ? Quelle est leur nature profonde ? Leur histoire ? Comment fonctionnent-ils ? Sur quelles logiques se fondent-ils ? Pourquoi ces deux-là s’entendent-ils comme larrons en foire ? Sont-ils vraiment indépassables comme on ne cesse de nous le répéter ? Comment faire pour empêcher ces deux monstres de continuer à éjaculer chaque jour un peu plus de misère, d’oppression et d’exploitation aux quatre vents d’une logique conduisant à la destruction des conditions mêmes de la vie sur cette planète ? Ce petit livre répond clairement, et simplement, à toutes ces questions. Comme quoi ! Mais ce n’est pas son seul mérite. Jean Rat, en effet, nous explique également, et surtout, en quoi le capitalisme et l’État sont les deux faces indissociables d’une même « fausse » pièce. D’où l’évidence de ne pas s’attaquer à l’un sans s’attaquer à l’autre. Lisez ce livre. C’est une petite bougie à même de mettre le feu à la savane desséchée du désespoir social et politique du moment.

Mot des Éditions Libertaires:

Aux Éditions Libertaires, la motivation qui rassemble les auteur.e.s et l’équipe des éditions, c’est de partager les réflexions, susciter les rencontres et le débat (et il faut bien l’avouer, se faire des bonnes bouffes et passer de bons moments ensemble !). Ne sont rémunéré.e.s ni les auteur.e.s, ni les copains et copines pour leur travail d’édition, de lecture et relecture, de correction, de promotion, etc. La vente des bouquins permet de mutualiser pour financer à leur tour les éditions de nombreux autres écrits… y compris certains qui seront moins lus, mais n’en valent pas moins d’être publiés ! L’impression est confiée à des camarades en SCOP [Société coopérative ouvrière de production] pour les soutenir (et accessoirement, ne pas engraisser davantage des gros pleins de soupe).

Dans cette optique de lutte contre la marchandisation, l’auteur de La monnaie de leur pièce a souhaité que son ouvrage soit librement accessible à toutes et à tous. Le texte est donc consultable en ligne ici-même, sur le blog Pavillon Noir.

N’hésitez pas à nous écrire pour tout commentaire, toute critique ou demande de rencontre ; nous transmettrons à l’auteur.

Bonne lecture à tou.te.s !

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Article 11 | Le mouvement social autogestionnaire en Bosnie

Alors qu’ici les élections alimentent le mythe que notre pouvoir se trouve dans les urnes et qu’en Ukraine et en Crimée les foules répondent à l’appel du nationalisme, un mouvement populaire en Bosnie donne actuellement naissance à des instances de démocratie directe populaire en rupture avec le capitalisme, l’État et le nationalisme.

Voici des bribes d’informations venues du -trop méconnue- mouvement de masse qui a lieu actuellement dans ce pays d’ex-Yougoslavie. L’auteur Charles Reeve décrit dans son article "Bosnie : une autre recette", paru dans le très génial journal Article 11 disponible à L’Insoumise, comment cette vague de changement représente une "grande bouffée d’espoir"… une belle inspiration pour les libertaires. Rien de mieux pour nous rappeler que le vent du changement social peut toujours souffler en direction d’idéaux libertaires.

 Depuis bientôt deux mois, les mobilisations, grèves, occupations et expériences d’auto-organisation fleurissent ainsi dans cette région des Balkans. Ce mouvement déterminé et créatif a essentiellement porté sa critique en actes sur le nationalisme, sur la classe politique en place ainsi que sur la recherche de formes de représentation nouvelles. Des objectifs intimement liés. La réorganisation de la vie sociale est en effet une nécessité répondant à ce long processus de destruction de l’économie locale et d’appauvrissement de la société que la novlangue néolibérale nomme « politique de privatisations ».

[...]

Ils initient surtout la création d’espaces de discussion et de débats, puis d’assemblées ouvertes : les Plenums. La première de ces assemblées s’est réunie à Tuzla le 11 février à l’initiative de grévistes, d’étudiants et de quelques activistes politiques ; les suivantes ont rapidement vu le jour dans d’autres villes et bourgades.

À l’origine, les Plenums se sont donnés pour rôle de collecter, discuter et présenter des revendications aux différents pouvoirs politiques. Mais rapidement, malgré la répression policière, les revendications se sont radicalisées ; dans le même temps, le rapport de force se faisait de plus en plus favorable à ce mouvement s’organisant avec une détermination tranquille. Désormais, les membres des Plénums réclament la libération des manifestants arrêtés, l’alignement des salaires des politiciens sur ceux des travailleurs, la fin des privilèges et primes de la caste politique, ou encore la démission des politiciens corrompus (qui constituent la quasi-totalité de la classe politique). Et de fait, nombreuses sont les localités où les politiciens démissionnent, pour être remplacés par des responsables « sans parti », élus dans les Plenums. Quant aux représentants des travailleurs (qu’ils soient en grève, qu’ils se plaignent de salaires versés en retard ou qu’ils aient été mis à la porte à la suite des privatisations), ils utilisent les Plenums pour créer une synergie de solidarité et bâtir un réseau de luttes. Des voix se font entendre, qui posent la question de l’autogestion des entreprises et qui attaquent les syndicats associés au pouvoir politique. Le mouvement s’enracine ainsi socialement et au début du mois de mars, une coordination fédérale des Plenums se met en place. Les travailleurs n’y sont pas seuls, et de loin : les assemblées se caractérisent par un véritable mélange des générations et par une forte présence de femmes, signes d’une vague de fond qui balaye toute la société. Tous s’accordent sur un même rejet du nationalisme - la banderole ornant la salle du Plenum de Mostar clame ainsi : « La liberté est notre nation ».

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Précis d’anti-électoralisme élémentaire – 120 motifs de ne pas aller voter

Aller ou ne pas aller voter?
…encore indécises et indécis?

Voici un cadeau à offrir à un-e ami-e ou à soi-même. On ne pourra dire être allé jusqu’au bout de sa réflexion sur le sujet de l’abstentionnisme avant de l’avoir traversé.

Il rassemble plus de 120 textes tirés de diverses époques, tous dénonçant à leur manière l’illusion démocratique parlementaire, la bêtise étatique et la plaisanterie du socialisme par l’État. Les célèbres anarchistes et marxistes révolutionnaires du 19e et 20e siècle (Malatesta, Faure, Bakounine, Marx, Bordiga, Luxembourg, Proudhon, Pouget, Archinoff, Mirbeau, etc.) joignent leur plume à une variété d’auteurs participants, de proche ou de loin, à la dissidence anti-parlementaire contemporaine: Manfredonia (1986), Dell’Umbria (2006), Canfora (2002), Chomsky (2002), Bourdieu (1973), Diverger (1967), Ellul (1962), Joyeux (1967), Fayolle (1965), etc. Même Alain Krivine (1968) et Ignacio Ramonet (2002) viennent, à leur grand dam, ajouter de l’eau au moulin anti-électoral.

En guise de conclusion constructive, les lecteurs et lectrices intéressé-e-s par le chemin du changement social proposé par les libertaires sont invités à venir à la L’Insoumise jeter un coup d’œil aux livres d’introduction à l’anarchisme.

Précis d’anti-électoralisme élémentaire: 120 motifs de ne pas aller voter
Édition Les nuits rouges, 2007. 143 p.
Introduction de Raoul Vilette
15$ à L’Insoumise

Quart de couverture: Ce choix de textes, contemporains ou plus anciens, n’est pas destiné à prôner l’abstention, encore qu’il donnera beaucoup d’arguments en ce sens, mais simplement à relativiser l’importance des élections dans les sociétés contemporaines. Lorsqu’elles ne sont ni truquées ni faussées –ce qui est le cas, d’une manière ou d’une autre, dans la majorité des pays –, elles n’offrent qu’un état de l’opinion ; état qui est déterminé par le jeu des forces économiques, militaires et sociales, intérieures et extérieures. Autrement dit, les élections ne font qu’entériner ces rapports de forces, mais elles ne les créent pas. Dans les pays riches, le système politique organise l’alternance au pouvoir de deux partis, qui mènent à peu près la même politique procapitaliste. Les deux blocs se neutralisant, la décision est faite à chaque élection par quelques centaines de milliers d’électeurs du centre. Les petits partis extrémistes ne peuvent que graviter autour de ces blocs, et ne peser que marginalement sur leur politique. Même l’abstention est intégrée –parfois même encouragée– par le système, puisqu’elle réunit, autour des « apolitiques », les déçus de la droite et de la gauche. Elle reste pourtant l’attitude la plus claire, sinon toujours la plus raisonnable, pour qui ne veut pas être l’éternel dindon de la farce électorale.

Extrait du texte de Sébastien Faure. Électeur, écoute ! Bureau anti-parlementaire (1919):

Par qui est composée la Chambre?

Électeur, aurais-tu la naïveté de croire que le Parlement rassemble l’élite de la nation ? Penses-tu que la Chambre réunit les gloires de la Science et de l’Art, les illustrations de la Pensée, les compétences de l’Industrie, du Commerce et de l’Agriculture, les probités ( ?) de la Finance ? Estimes-tu que le redoutable pouvoir de gouverner un peuple de quarante millions d’habitants est dévolu aux plus honnêtes et aux plus méritants ?

Si oui, détrompe-toi. Promène tes regards sur les travées de la Chambre et vois par quels gens elles sont occupées : avocats sans cause, médecins sans clientèle, commerçants douteux, industriels sans connaissances spéciales, journalistes sans talent, financiers sans scrupules, désœuvrés et riches sans occupations définies.

Tout ce monde intrigue, bavarde, marchande, agiote, fait des affaires, se démène, se bouscule et court à la recherche des plaisirs, de la richesse et des sinécures grassement rétribuées.

Cela t’étonne, électeur candide ? Une minute de réflexion dissipera ta surprise. Demande-toi comment il se fait que X, Y ou Z soient députés.

Leur siège est-il la récompense des mérites manifestes, des actions d’éclat, du bien accompli, des services rendus, qui les ont recommandés à l’estime et à la confiance publiques ?

Est-il le salaire équitable des connaissances spéciales qu’ils ont acquises, des hautes études dont ils ont parcouru le cycle brillant, de l’expérience que leur vaut une existence toute de labeur ?

A-t-on exigé d’eux, comme des professeurs, des pharmaciens, des ingénieurs, des examens, des diplômes, l’admission dans certaines écoles, le stage réglementaire ?

Regarde : celui-ci doit son mandat à l’argent ; celui-là à l’intrigue ; ce troisième à une candidature officielle ; ce quatrième à l’appui d’un journal dont il a engraissé le caisse ; cet autre au vin, au cidre, à la bière ou à l’alcool dont il a empli le gosier de ses mandants ; ce vieux aux coquetteries complaisantes de sa jeune femme ; ce jeune aux promesses éblouissantes qu’il a prodiguées de palmes, de bureaux de tabacs, de places et de recommandations ; tous à des procédés plus ou moins louches qui n’ont aucun rapport avec le mérite ou le talent ; tous, de toutes façons, au nombre de suffrages qu’ils ont obtenus.

Et le nombre n’a rien à voir avec le mérite, le courage, la probité, le caractère, l’intelligence, le savoir, les services rendus, les actions d’éclat. La majorité des suffrages ne consacre ni la valeur morale, ni la supériorité intellectuelle, ni la Justice, ni la Raison.

On serait autorisé à dire que c’est plutôt le contraire.

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